Laulb, /oc, cit., p
‘Z. Ed. Naville, The festival Hall, pl. XVII, n“ 11
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et Bubastis, pl. XLIV E
LES GRANDES FÊTES DU CULTE ROYAL
trente' ». Lanth a montré, d’antre part, qu’à l’époque ptolémaïque le signe finn « trente » peut signifier « les générations humaines® ». Concluons que la fête serf renouvelle théoriquement la divinité du roi pour la durée d’une génération. Dans le mot Iriacontaétéride, le chiffre vague trente s’applique d’ordinaire à l’avenir plutôt qu’au passé du règne. D'où la distinction capitale à établir entre l’inlluence active des rites journaliers du pa douait et celle des cérémonies solennelles des panégyrics royales.
IV. Le nom de la fête serf n’indique donc en rien qu’elle ait un caractère exceptionnel ou n’implique nullement une différence de nature avec les autres rites du culte royal. Reste à expliquer pourquoi cette panégyrie était fixée tantôt à des dates proches de l’avènement, l’an 2, tantôt reculée ju.'qu’à l’an 15, 18, ou même 30 et 31 du règne. .Te crois que nous arriverons à une solution en recherchant à quelle occasion le roi célébrait la fête serf.
M. Maspero a émis l’idée, que la fête serf pouvait être liée à l’inauguration d’nn édifice religieux®; il me semble que tous les documents confirment cette hypothèse. Où trouve-t-on mention en dehors des temples, des fêtes serf? D’abord dans les carrières de pierres, dans les chantiers des mines où l’on envoyait des expéditions chercher des matériaux pour la construction des temples*. Les monuments eux-mêmes, obélisques,
1. Ed. Navilift, Le decret de Phtah Totounen T. S. II. A., VII, p. 135.
2. Laulh, loc. cit., p. 131, cite un texte de Pliilae où les ^ ^ ^ ^
sont opposés aux ^ « ceux qui sont sur terre »; le même texte
existe ci Dendérah; le groupe ^ *1^ ^ ^ yestremplacépar ^ ^ ^ «les
hommes », Mariette, I, pl. LI b).