‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 166 sur 211 · J. Breasted, Zur Heb-Shed Frage, .1. Z., XXXIX, p · texte numérisé non relu

J. Breasted, Zur Heb-Shed Frage, .1. Z., XXXIX, p

2. L’observation a été faite par Lauth, loc. cit,, p. 114. Au papyrus d’Orbiney (pl. XIX, 1. 6) on lit bien le chiffre trente, quoique certains auteurs aient lu ou traduit vitu/t le chiflre en question (Maspero, Les contes populaires, p. 32).

LES GRANDES FÊTES DE CULTE ROYAL

idéal réalisé et, sans doute, quand les circonstance s’y prêtaient, on savait attendre cette coïncidence heureuse pour donner un éclat particulier à la [èlQsed.

Y. Puisque la l’ête sed ne se distingue des rites de la <( chambre d’adoration » que [)ar une plus grande solennité et une intluence plus persistante que le roi en ressent, on peut SC demander si le culte royal n’a pas adopté ici encore les formes solennelles du culte des autres êtres divins, les dieux et les morts osiriens.

En ce qui concerne les dieux il faut noter tout d’abord que les textes relatifs au fêtes sed les associent toujours à la célébration de la fête. Le concours des dieux est indispensable an roi pour les purifications, le couronnement, l’cmbrassement d’où il sort divinisé; puis le roi partage avec eux le repas sacré. Aussi est-il naturel d’attribuer aux dieux Amon-Kà et Pbtab Totounen, (|ui président aux paiiégyries, comme aux Pharaons, le litre de « maîtres des fêles sed' ». Ramsès II dira à son père Plitali : « J’ai célébré ta grande fêle sed^\ » ailleurs on atteste que tons les rites dont le Pharaon bénéficie à ce moment sont ceux que l’on olfre à Rà le premier jour de l’an ’ ; ou bien on rappelle que le dieu s’est lui-même assis sur le double trône dans le pavillon de

1. Voir plus haut, p. 257-258. D'après les textes des pyramides, sous l’Ancien Empire, la tète sed était essentiellement celle du dieu Toum (Pépt II, 1. 807. Voir le texte cité plus loin, p. 272, n. 2) ; au début de l’empire thébain Amon-Rà est le patron de la léte sed ; à partir des Ramsès ce rôle semble réservé à Phtah Totounen et aux divinités du Delta, Sokhit, Bastit. On appelle la panégyrie du nom de « la fête setl de Plitali Totounen » (cf. Ed. Naville, The festival Hall, p. 5 et T. S. It. A., VU, p. 135 et Brugsch, Thésaurus, p. 1131).

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