‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 168 sur 211 · Cf. p. 140, fig · texte numérisé non relu

Cf. p. 140, fig

5. Ce costume est celui dont est levêlue la célèbre statue d’Osirisdu Musée du Caire (cf. Maspero, Histoire, 1, p. 131).

LES GRANDES FÊTES DU CULTE ROYAL

au bénéfice de celui qui les avait reçus le premier au début des âges ' .

Tout mort étant identifié à Osiris, la fête sed devait s’adresser

Fig. 91. — Les euseigaes divines précédant la momie d’un défunt osirien (Leemaus, Musé

db Leyde, section T, pl. II).

au.v défunts comme aux dieux et aux rois. Dès les textes des pyramides on constate en elfet que le mort osirien reçoit te bandeau se i/terf avec les rites habituels^; les bas-reliels des stèles^ et les vignettes des papyrus* nous montrent parfois le

1. Dans un hymne à Osiris du papyrus de Huneler (éd. Rudge, p. 75), on dit au dieu « qu'on a donné à son fils Horus la royauté sur terre, on lui a compté le trône de Seb, la dignité excellente de Toumou, en l'élablissanl dans les écritures et dans Vainit pou inscrit sur une brique de fer, suivant l’ordre de ton père Phtah Totounen ». Il s’agit ici d’une fête sed célébrée pour le compte d'Horus.

2. Pépi II, 1. 807, texte cité par G. Müller. On dit au défunt : « Les deux portes du ciel s’ouvrent pour toi, Isis te fait la libation nini, Nepbtbys (te dit : Viens) en paix; elles voient leur frère (le défunt) dans la

Cjnzir

fête de Toum » Jj rT~l ^). Le texte décrit ensuite la prise

de possession par la mort des pays du Sud et du iNord, ses purifications et son couronnement. Il ne peut être question ici que de la fête sed.

Le bandeau seshed est mentionné comme coiffure du mort dans la pyramide de Pépi 1, 1. 413, Mv'inri, I. 591) et dans les rituels funéraires publiés par Rudge, The book of the dead, p. 120, 1. 15, 170 1. 6, où le défunt <t commande avec son bandeau seshed parmi les hommes » ; p. 335, I. 7 sqq , le défunt dit : « Je me suis oint du parfum de fêle, je me suis ceint du bandeau seshed, j'ai mis mon sceptre âmes dans ma main... ».

3. Louvre ülèle G 15 où les enseignes divines défilent en cortège fu-

néraire.

4. Leemans, Monuments égyptiens du Musée de Leide, section T, 1, pl. 11 (voir notre fig. 91) et papyrus funéraire n® IG.

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défunt précédé des enseignes divines qui lui font le chemin comme au Pharaon; dans les tombeaux tout mort, qu’il soit de sang royal ou simple particulier, va lui aussi en « royale montée » recevoir l’embrassement et l’insigne des fêtes sed des mains de son père Osiris'. Ici encore nous constatons 1 identité des conditions d’existence imaginées pour tous les êtres honores du culte osirien, dieux, morts ou rois: engendrés par les dieux, purifiés, couronnés, consacrés par les dieux, ils partagent fraternellement les rites de l’intronisation, de la chambre d’adoration, et des fêtes sed.

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