‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 170 sur 211 · Brugsch, ürei Pestkalender, p. 12, pl. VII · texte numérisé non relu

Brugsch, ürei Pestkalender, p. 12, pl. VII

4. Pour le Bamesseum, Champollion, Monuments de l'Égypte et de la Nubie, Iir, pl. CCIX sqq. ; pour Medinel Habou, I. D., III, 212-213. Cf. Daressy, Guide à Médinet Habou, p. 121-127.

5. A l’époque grecque, on permit aux particuliers d’élever à domicile un naos pour le culte du Pharaon et d’y célébrer les fêtes mensuelles et annuelles {Rosette, 1. 13-52). Ce culte privé prit dans l’Égypte grecque

276 DU CARACTÈRE RELlClEUX DE LA ROYAUTÉ PHARAONIQUE

VII. Les honneurs divins rendus au roi subsistaient-ils après sa mort? Le témoignage des monuments est affirmatif. Les temples que chaque roi fondait de son vivant pour le culle des dieux et de sa propre image qui leur était associée, avaient des revenus perpétuels précisément pour continuer à la statue du roi mort le service sacré inauguré pendant sa vie. Les fêles royales des calendriers que j’ai déjà cités, ceux de la pierre de Palerme et du temple de Médinet Ilabou, étaient certainement célébrées après la mort des rois fondateurs; on possède d'ailleurs des registres de comptabilité d’offrandes à fournir à des statues royales d'Ousirtasen II et d’Ousirtasen III, qui témoignent d'une persistance effective, après la mort , d’un service sacré'. Dans les temples certaines salles ou des édifices entiers restaient consacrés à la divinité de tels ou tels roi : à Semnèh on restaurait sous la XVllI” dynastie le culte d’Ousirtasen III (XIl“ dyn.), associé à Amon Doudoun comme patron du temple^; à Médinet Ilabou, Ramsès II était titulaire d’un sanctuaire où l’on adorait son « image divine » enfermée dans la barque sacrée des dieux “ ; dans le même temple on voit figurer aux fêtes du dieu Min « les statues du roi du Sud et du Nord par devant le dieu », et les chants liturgiques s’adressent aux rois défunts comme au roi régnant et à la divinité principale du temple*. A plus forte raison peut-on admettre que dans le temple qu’ils avaient construit

un assez grand développement surtout auprès des associations collégiales. Il ne semble pas en usage au temps pharaonique, bien qu’à l’époque Ihébaine on trouve parfois des représentations du Pharaon dans les tombes privées (par ex. Aménophis III au tombeau de Khâmhâït, Maspero, Histoire, II, p. 297).

1. L. Borchardt, Ber zweite Papyrusfund von Kahun (A. Z., XXXVII, p. 95-96). Cf. G. Foucart, Revue hist. des Religions, t. XLHI.

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