L. B., III
3. Daressy, Notice explicative des ruines deMedinet Ilabou, p. 142.
!k. L. B., III, 213. — Cf. Daressy, Notice, p. 124. Sont présentes les statues de Ramsès III, le roi vivant, de Set Nekht, Séti 11, Minephtah, Ramsès II, Séti I, Ramsès I, Horemheb, Aménophis III.
LES GRANDES FÊTES DU CULTE ROYAL
pour leur fête sed, les rois défunts continuaient à être adorés (fig. 93, 94}.
Au point de vue humain, tout roi mort devenait un dieu osirien comme tout homme honoré du culte funéraire : aussi chaque Pharaon possédait-il, en outredeson temple de millions d’années où l’on adorait en lui le dieu terrestre, un tombeau
où l'on adressait le culte à son cadavre osirien. Ltà on donnait au roi défunt le titre divin « Osiris » à la place de celui d’ '< Horus » qu’il portait de son vivant (fig. 94). On disait d'un roi défunt qu’il « allait au ciel' », qu’il « s'éveillait au ciel, comme un dieu en voyant Rcâ‘ », qu’il y « renouvelait sa vie’ » ; et l’on spécifiait « qu’il reposait dans la région d’outretombe comme Osiris » tandis que le roi régnant « se lève comme le soleil et siège comme Horus sur le trône de
1. Ce sont les expressions des « Aventures de Sinouhit «et du « Conte des deux frères ». Voir Maspero, Contes populaires, p. 31 et 96.