Maspero, Histoire, I, p. 266, ii
3. Maspero, Comptes rendus de C Académie des Inscriptions, 1900, p. 113 sqq.
4. Quand, par suite d’une invasion étrangère victorieuse, le roi d’Égypte n’est plus le fils des dieux, le culte divin laissé aux soins des simples mortels, tombe en décadence. D’après le Papyrus Sallier 1, le roi Hjksos Apopi aurait abandonné le culte de Rà pour celui de Soulek-
LES GRANDES FÊTES DU CULTE ROYAL
rites (le la religion des ancêtres, il fallait que le roi pour le céléljrer fût de même race (jue les dieux et les morts osiriens, d'où la théorie de la naissance divine du Pharaon. Il fallait encore que le roi recjùt chaque jour un renouvellement du fluide de vie pour le transmettre aux dieux et aux morts ; d’où la divinisation quotidienne du roi dans le pa douait et les rites plus solennels des fêtes sed. Le roi n’est dieu et ne dispose du fluide de vie que pour en faire chaque jour le don
à ses pères les dieux et les morts : la
^ Fi>î. 94. — « L’Osiris Ram-
charge du culte des ancêtres divins, qui sès i. « (L.d.,\\\, isi).
lui est confiée, explique toute la divinité du Pharaon'.
hou, dont le Thébain Soqnounri prit la charge en tant qu’héritier des souverains indigènes (Maspero, Les contes populaires, p. 279, 283). Au début de la XX® dynastie, il n’y eut plus de Pharaon sur le trône, un Syrien nommé Arisou fut le chef des hordes qui avaient envahi l’Égypte : « en ces années de néant... chacun pillait le bien d’autrui et comme il en était des dieux ainsi que des hommes, il n’y avait plus d’offrandes faites dans les temples « {Grand papyrus Harris, pl. 75, 1. 4-6).
1. La plupart des figures citées au cours des chapitres VII et VIII comportent des légendes hiéroglyphiques qui n’ont pu être interprétées complètement dans le texte. On en trouvera la traduction à l'Appendice.