‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 177 sur 211 · De Rochemonteix, I, p · texte numérisé non relu

De Rochemonteix, I, p

(2 représente, comme l’a démontré M. Soldi ‘ une « projection du disque solaire, une flamme en spirale » qui vient féconder l’union des germes solides et liquides. Cette flamme en spirale se retrouve sur les monuments archaïques de toutes les civilisations : les scarabées égyptiens la représentent parfois issue du soleil*, ou bien elle tombe du triangle lumineux, symbole du rayon solaire, qui coiffe les obélisques ou surmonte les sanctuaires caractéristiques du dieu Min’.

On peut diverger d’opinion sur le sens précis de tel ou tel des insignes divins ou royaux, mais il faut admettre pour les époques où la symbolique égyptienne est pleinement constituée, la conclusion générale proposée par de Rocbemonteix. En combinant les figures du disque solaire, des plantes, de l’eau, de la terrre, les couronnes royales et divines expriment symboliquement l’idée de la fécondation de Tunivers par l’action du soleil perpétuellement renaissant*. Le roi, muni de ces insignes, apparaît semblable au soleil et doué des mêmes vertus.

Au pschent pouvaient s’ajouter soit isolément, soit à la fois divers attributs qui ont la même signification. D’abord les

deux plumes d’autrucbe p. Elles symbolisent le dieu Shou

c’est-à-dire « la lumière vibrante^ le rayon victorieux dissipant les ténèbres « aussi les monuments nous montrent-ils

parfois le rayon solaire sous forme de ^ tombant du ciel et

caressant la pointe des obélisques ®. D’après textes sacrés, les plumes symbolisent les deux yeux de la face céleste sources de toute lumière; elles ont le pouvoir qu’a la lumière,

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