‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 178 sur 211 · L. D., II, 22 c · texte numérisé non relu

L. D., II, 22 c

7. Todlenbuch, ch. xv:i, 1. 11. Cf. Rituel du culte divin, p. 47.

CARACTÈRE SACRÉ DE LA PERSONNE DU PHARAON

de rendre visibles, réelles, vraies les choses. « En avançant de plus en plus dans le symbolisme, ce qui est lumière étant morale, vérité, justice »‘, la plume d’autruche est devenue

l’emblème de la déesse Màït J, qui personnifie la

science divine, la réalité des êtres et des idées, le sens vrai, juste et élevé des choses divines et humaines. Le Pharaon, maître des deux Yeux célestes, devient le dispensateur de

toutes choses j 7iib àr khetou).

De la hase de la couronne, partent horizontalement deux cornes de bélier; em.blèmes ordinaires du dieu Khnoumou, le modeleur des hommes et des dieux, « elles rappellent l’énergie fécondatrice, ou, comme les ailes attachées au disque solaire, la lumière qui inonde le Midi et le Nord Ce symbole abonde sur les monuments archaïques de tous les peuples : il signifie là, comme en Égypte, « l’énergie conductrice de la lumière bienfaisante ou terrible qui lance la vie ou la mort. Le Pharaon ou le dieu coiffé de cornes solaires, est «’ le seigneur

des ardeurs dévorantes, le maître des terreurs » (

7iib shefitoii).

Enfin la coiffure du Pharaon, quelle qu’elle soit, perruque, voile, casque, couronne atef, pschent, est toujours complétée parl’uræus sacrée qui entoure la tête de sa queue {sed) comme d’un bandeau royal \ La signification de cet insigne nous est fournie par les nombreuses figures où l’uræus entoure le disque solaire îCt, parfois dédoublée 5O5 et coiffée des deux couronnes : la tête du Pharon est la face divine du soleil que l’uræus enserre de ses nœuds®. Pourquoi entre tous

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