‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 183 sur 211 · Ed. Naville, The festival Hall, pl. II, 8; cf. p · texte numérisé non relu

Ed. Naville, The festival Hall, pl. II, 8; cf. p

2. Par exemple, L. I)., III, 77, Maspero, Histoire, I, p. 271.

3. Parfois le roi s’agenouille sur le sam {L. D., III, 222, c). Le sam est

ici un plateau j analogue à celui qui supporte le serekh du nom de double d’Aménophis III dans certains tableaux de Louxor {Gaijet, pl. IX, X, XI; cf. notre fig. 36, p. 157). Là on voit que le signe j peut s’animer, avoir des bras, comme le signe par exemple {ibid., pl. VIII, fig.

47) et poser sur terre non par la pointe d’une lance mais par l’anneau solaire Q.

4. Le signe ^ dans lequel on voit un luth, me semble être à l’origine, comme | khrôou un instrument de navigation, rame, gaiïe, épieu, qui

a sa première forme dans le signe Voir à ce sujet la vignette du

Todtcnbuch, ch. CXLVIII, et les figures du tombeau d’Aba (Mission du Caire, V, p. 641, pl. VII).

296 Dl] CARACTÈRE RELIGIEUX DE LA ROYAUTÉ PHARAONIQUE

ennemis du roi et des dieux, une des formes de l’arme solaire par excellence, la foudre tombant du ciel.

On ne se contentait pas de couvrir la personne du roi de ces insignes qui attestaient son origine divine. Les palais qu’il habitait, les parties du temple qui lui étaient réservées, les barques sacrées où reposait son image, étaient décorées des mêmes attributs : couronnes et uræus en frise des naos ou des édifices, signes de la vie, de la force, de la stabilité, sceptres fulgurants, plumes solaires, chasse-moucbes à l’image du soleil levant (q), tel était le décor obligé’ de tout endroit où le roi était appelé par les devoirs de sa charge (cf. fig. 8o).

Sans doute tous les insignes dont le roi couvrait sa personne, couronnes, sceptres, armes, phylactères, n’étaient à l’origine que de vulgaires parures appropriées à la toilette humaine ou de simples armes défensives ou offensives. Mais dès les premiers temps qui nous soient connus, la symbolique solaire à mis son empreinte sur tout ce qui touche au Pharaon : ce n’est plus la coiffure de roseaux tressés ou le bonnet d^’étoffe qu’il met sur sa tête, c’est, au sens astronomique, la « couronne solaire » (s), le soleil irradiant ses rayons; ce qu'il a en mains, ce n’est plus le crochet des pasteurs ou le bâton noueux des bouviers, mais le trait barbelé de l’éclair tombant du ciel. Le front ceint de rayons, la foudre en mains, le roi apparaît vraiment fils du soleil à ses sujets éblouis.

III. Ainsi se révèle aux yeux le double caractère, à la fois bienfaisant et terrible, que donnent à la personne du Pharaon sa naissance divine et ses fonctions sacerdotales. Par

excellence le roi est le « dieu hon J [noiitir nofir)-, celui

qui crée et donne les offrandes ( æ>- àr khetou) pour les dieux et les morts; il dispose de la vie et du fluide magique

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