Voir par exemple, Abydos, I, pl
2. Épithète qui accompagne très souvent le nom du Pharaon au mo —
CARACTÈRE SACRÉ DE LA PERSONNE DU PHARAON 297
{sa ânkhoii), aussi le palais ou le temple qu’il habite sont-ils
11 faut prendre au sens précis ces différentes appellations, car le Pharaon pour célébrer efficacement le culte divin devait
être quotidiennement muni du fluide de vie. Les Égyptiens
reconnaissaient surtout la force divine vivifiante du Pharaon à ce qu’il possédait comme les dieux la « voix créatrice ». Dans le service du culte divin, le roi offrait au dieu son père l’univers entier sous forme d’offrandes; mais il ne pouvait disposer quotidiennement de Mâït ou de l'OEil d'Horus^ ces symboles de la création universelle réalisée*, que s’il avait en lui la force des démiurges qui lui permettait de renouveler tous les jours, sans jamais épuiser la nature, le mystère de la création. Or, ce pouvoir créateur que les dieux avaient, aux premiers temps du monde, exercé par Yœil et la voix, en voyant et en nommant les êtres et les choses*, était dévolu au roi chaque jour par les rites préliminaires au culte divin, qui faisaient du Pharaon un dieu « Horus à la voix créatrice » {U or ma khrôon) A vrai dire, tout homme
mis en état de grâce par la force des rites osiriens pouvait aussi être doué de voix créatrice \mâ khréoiî) au moment de célébrer le culte funéraire. Mais cette puissance surnaturelle s’évanouissait au sortir de la salle du culte; elle était limitée au court espace de temps de la célébration des rites funéraires*. Seuls les êtres divins, dieux et morts possédaient
ment où il célèbre le culte; le sens primitif semble être « dieu rayonnant », car les « beautés » {nofirou) du soleil sont ses rayons (Grébaut, Hymnes à Amon Râ, p. 265-270.