Voir les textes au Rituel du culte divin, p. 164, n
crée ses œuvres. Comme tu es éternel on agit selon tes desseins, l’on obéit à tout ce que lu dis, ô prince, notre maître ! * » Tout ce qui sortait de la bouche d’un Pharaon avait en effet une valeur divine; ses paroles, ses ordres « se réalisaient »
parce qu’il était « créateur par la voix » comme les
dieux, les mots divinisés et les hommes consacrés pour célébrer le culte. « Je suis le roi, dit un Pharaon de la XII® dy-
nastie, ce que je dis se réalise »
Dans ces conditions, quand le roi tenait conseil, ce ne pouvait être que pour recevoir des aveux d’admiration et d’obéissance à chacune de ses paroles. On ne paraissait devant le roi qu’en donnant à son corps les positions ritualistiques d’adoration vis à vis des dieux ; ou bien l’on
rampait face contre terre [senit ta ou bien l’on se
courbait en deux (m kesoii), ou bien l’on se voilait
la face des deux mains levées ^ [douaoii) ’. Tout ennemi
ou tout contempteur du roi était sous le coup d’un châtiment terrible et soudain; l’uræus solaire « qui entoure le front du
consume de sa flamme tous ceux
qui résistent au roi ou violent ses commandements® : aussi le premier acte d’un homme admis en la présence du roi est-il d’adorer TUranis « régente de la terre », de même que