Cf. Brugsch, A. Z., XXVIII
sont ses pères {Decret
lemcnt à partir d'Oiisirtasen II ‘ qu’une cpitlibtc spéciale (lifféroncia le nehti du nom de double; Thoutniés I par exemple, s’inlitule « maître des deux couronnes, qui se lève
en roi (couronné) de l’Urams, fort et vaillant »
et porte comme nom d’IIorus « taureau
puissant de Màït »\ L’usage persista jusqu’à la tin : Ptolémée II qui est « l’IIorus-Râ adolescent vaillant » se dit (c maître des deux couronnes, grand de vaillance »L
IV. Les textes de toute époque cités plus haut nous font voir clairement quellesintentionsles Egyptiens discernaient dans le choix des noms royaux. Les titres d’IIorus attestent Eorigine divine du roi en lui attribuant la personnalité du dieu céleste ou du fils d’Osiris vainqueur de Sit; les noms de naissance et d’intronisation, enfermés dans le cartouche, image de l’orbe solaire, rappellent la filiation immédiate du Pharaon vis-àvis de Râ; les doubles titres soiUon bàïtyuebti, spécifient que le roi domine sur le Sud et le Nord comme le disque solaire. Tous ces noms impliquent la divinité de ceux qui les portent ; les noms d’IIorus sont ceux d’un dieu; les noms et litres solaires avaient été, d’après la tradition, adoptés par les dieux, au temps où ils régnaient sur l’Egypte, et l’on pouvait toujours les attribuer aux divinités. Le Pharaon n’avait donc fait qu’adopter le protocole en usage sous les dynasties divines.
Telle est la théorie qui ressort des documents officiels de l’époque classique. Ce n’est pas qu’il soit impossible de donner du protocole royal une explicaliou humaine après avoir exposé la tradition ihéologique. Le dédoublement des noms et des titres, Ilorus et llorus d’or, roi du Sud et du Nord,