Cf. p. 299; même formule .ï. Z., 1874, p
CAUACTÈRE SACRÉ DE LA PERSONNE DU PHARAON
mènent au Pouanîl, de parcourir les routes qui mènent aux « Echelles de l’Encens* ». Parfois la consultation du dieu était rendue d’une manière imprévue, quand le roi ne s’y attendait guère, dans un songe : ainsi Thoutmès IV dans le temps où il n’était que candidat au trône, était allé lancer le javelot, avec deux seuls serviteurs, aux environs de la grande pyramide : il fit la sieste accoutumée à l’ombre du Sphinx, qui est le dieu Harmakhis, l’image du soleil levant. Ce dieu lui apparut en songe et lui promit la couronne à condition que Thoutmès le dégageât du sable mouvant qui dès cette époque l’ensevelissait jusqu’au cou’ : « Regarde-moi, contemple-moi, ô mon fils Thoutmès, car moi, ton père Harmakhis-Khopri-Toum, je t’accorde la royauté dans les deux pays, dans la moitié du Sud et dans celle du Nord, et tu en porteras la couronne blanche et la couronne rouge sur le trône de Seb, le souverain, possédant la terre en sa longueur et en sa largeur. L’œil étincelant du maître de tout fera pleuvoir sur toi les biens de l’Egypte, les tributs énormes de toute contrée étrangère, une durée de vie comme élu du soleil pendant quantité d’années, car ma face est à toi, mon cœur est à toi, nul autre que toi n’est à moi! Or, le sable de la montagne sur laquelle je suis m’assiège, et ce prix, je te l'ai donné pour que tu fasses ce que souhaite mon cœur, car je sais que tu es mon fils, mon défenseur; approche, me voici avec toi, je suis ton père bieiiaimé ».
Dans les grands périls que peut courir le roi se manifeste
1. Ed. Naville, Deir el Bahari, lit, pl. LXXXIV, 1. 4-5. Voici le début de
la phrase : p
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