‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 21 sur 211 · Quibeü, llieraconpolis, I, pl. XXVI B · texte numérisé non relu

Quibeü, llieraconpolis, I, pl. XXVI B

2. Ce sont les têtes Sed des monuments d’tliéraconpolis et d’Abydos. Voir chapitre Vltt. Le culte du double existait dès cette époque, et était

confié à des prêtres appelés khou-ka

« ceux qui font les rites

du double » (De Morgan, Recherches, II, p. 240 et 217).

3. Palette de Narmer (Quibeü, pl. XXIX) : l’épervier tient par une corde une tête de vaincu. Pour Edfou cf. Kd. Naville, Textes relatifs au mythe d'Horus. Maspero a depuis longtemps émis l’idée que sous le voile des guerres mythiques d’Horus et de Sit se dissimulent des luttes historiques de tribus égyptiennes primitives combattant les unes sous l’égide d’Horus, les autres sous la protection de Sit (Les furyerons d’Horus, ap. Études de Mytholoyie, II, p. 313 sqq..}. Cette hypothèse se vérilie de plus en plus, au fur et à mesure que les monuments des rois archaïques sor-

du Saïd et du Delta fut accomplie, le roi réunit en lui llorus et Sil' s'idenlitia de la même façon,

au Vautour il’KI-Kal) et à l’Uræus de Douto; à Koptos et à Héracléopolis le Pharaon adopta les titres sacerdotaux soî<^on et bàil à la place des noms divins. Mais bientôt cette origine historique du protocole royal fut oubliée : les dieux locaux qui avaient, au début, imposé au roi leurs noms originaux, furent dépouillés de leui‘ personnalité au profit de la théologie solaire. A vrai dire, les noms royaux eu partie double rappelèrent la division primitive des sancluaires de la Haute et de la liasse l‘’gyple; mais les deux éperviers, le vautour et l’urauis, le roseau et l’abeille ne furent plus que des doublets de Rà ou des noms de Punivers solaire. Ainsi dans le protocole royal, les traditions historiques et mytbi(|ues se fondent et se pénètrent récipi’oquement. L’explication humaine des titi’cs royaux nous amène à la même conclusion que la doctrine tbéologique : tous les noms du l’baraon viennent dos dieux et lui confèrent un caractère sacré.

Revue

tent du sol (cf. l’article de V. Loret, Sur le mot

égyptologique, t. X).

1. Un successeur de Narmer, le roi Khdsakhemoui Nebouï hotpou àmf associe en tête du cadre de son nom d’Horus les deux totems rivaux

son nom est significatif à ce point de vue : « les deux

formes divines se lèvent (sur le trône) — les deux dieux s’unissent en lui ». ^ HieraconpoHs, I, pl. 2; De Morgan, Recherches, II, p. 243). Le roi

Khâsakliemouï prend en ell'et les litres et qui impliquent

la réunion des deux Égyptes (Petrie, Royal lombes, pl. XXIII). Un des rois d’Abydo.s, Peràbsen SaUhemàb semble indiquer la même intention

en faisant précéder le premier de ses noms de 1® second de

(Petrie, Royal ionibs, II, pl. XXI). Sur la persistance des titres com-

. Voir Ed. Meyer, Sü-Typhon, p. 31 sqq. et De

pos(!S avec

Rougé, Recheiches, p. 45 et 58.

TITRES RELIGIEUX DU PHARAON

V. lime reste à dire brièvement quel ordre fut adopté pour la présentation des noms royaux. Ce n'est qu'à la fin du premier empire tliébain qu’on arriva à une classification définitive : titres et noms, après avoir été longtemps énumérés un peu à l’aventure*, furent dès lors ordonnés rigoureusement.

En tète le nom de double (Horus) puis le nom de nebti\ ensuite le nom d’IIorus d’or, tous suivis de leurs épithètes; enfin le titre « roi du Sud et roi du Nord » précédant le cartouche du « prénom royal », et l’épithèb' « fils du Soleil » précédant le cartouche du nom de naissance ». Il suffira de donner ici un seul exemple d’un de ces protocoles complets (que les Egyptiens appelaient nckheb) dont l’économie se maintint jusqu’à la période romaine : je l’emprunte au pharaon Uamsès II (stèle de Kouban).

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