Pendant la période archaïque, les titres royaux
et le <1 nom de double » dans l’édifice sont ou bien groupés sans ordre apparent (Petrie, Royal tombs, I, pl. XXVI, XVII, n° 29) ou bien on met
à la suite
(tèid., pl. XVII, n®“ 26, 27); même disposition pour
Zosiri (III® dynastie; cf. .1. Z.. XXXV, p. 4). Quand apparaît le « nom doré » on le met, au début, à la suite des autres (Zosiri, .1. Z., XXXV, p. 4; Chéops, Maspero, Histoire, I, p. 365, fig. ; Vépi I, I. 64-65) en gra-
vant à part le « nom de double ». L’épithète
lut d’abord inscrite
dans le cartouche unique (ex. Snofrouï, Teti, Maspero, Hist., I, p. 260) ; quand il y eut deux cartosches, on la plaça derrière le cartouche nom (Pépi 11, début), puis entre les deux cartouches ; mais on connaît même sous la XII® dynastie des emplois d'un seul cartouche où sont groupés prénom solaire, épithète fils du soleil, nom de naissance {Louvre, Stèle G 4 d’Amenemhâït II, Pierret, Insc., II, p. 36), y compris le groupe soiiton baït (Louvre, Stèle G 166 d’Ousirtasen 1, Pierret /nsc., II, p. 67). Les deux cartouches n’eurent pas au début de place fixe (Pépi II, Recueil de Travaux, XII, p. 56-58). Le tout ne s’ordonna qu’à la fin du l®® Empire thébain.
38 DU CARACTÈRE RELIGIEUX DE LA ROYAUTÉ PHARAONiyUE
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Honis-Rd, taureau puissant aimé de Mâït;
Le maître des deux couromies, protecteur de l’Egypte, dompteur des pays étrangers;
L'Horus d'or, riche d'années, grand de forces;
Le roi du Sud et du Nord (Üusirmà-Râ-sotpou-n-Rî)l , fils du Soleil (Meri-Amon Râmessou)| qui donne la vie éternellement à jamais.
Sous cette phraséologie hiératique, il n’y a — nous l’avons vu — que l’expression sans cosse répétée que le Pharaon est le successeur, riicritier et le fils des dieux et du soleil Râ. Dès lors, nous savons en quels éléments essentiels se résume le caractère religieux dont sont comme imprégnés l’Ame et le corps du Pharaon.