‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 27 sur 211 · Pyramide d’Ownns · texte numérisé non relu

Pyramide d’Ownns

LA NAISSANCE DIVINE DU IMIAKAON

vcnl les signes

nous apparaissent, en etïet, sortant tin

tlisqne solaire et tombant sur le roi avec ses rayons' (tig. 1 et 2).

Le sa se « lançait » ^ j' ^ {sotpoii) par les passes ma-

gnéli(|nes de la main de ceux (pii en étaient ajiprovisionnés. Le dieu qui donnait le sa au roi, prenait celui-ci en ses bras et faisait courir sa main ouverte le long de la nuque et du dos (lu Pharaon ; ou bien le même geste s’opérait sur le roi assis, -tournant le dos au dieu magnétiseur®. La concordance de ce geste et du verbe «. lancer » avec notre expression « lancer le fluide » et les passes magnétiques usitées à cet effet, nous invite donc à rendre par « fluide magique » ce mot sa dont l’équivalent littéral est encore à trouver.

Ainsi se résumait pour les Égyptiens l’idée de la vie que les dieux dispensaient aux rois. Ce qui coulait dans les veines du Pharaon fils de Râ, c’était le « liquide de Rà, l’or des

1. Lepsius, Denk., III, 97 e, 103, 105, 109, 184; à la pl. 121 a, on voit tomber du disque solaire les signes ^ ^ dessus Horemheb, et

une inscription dit au roi : « Rà fait la protection magique de

tes chairs ». C’est la figure 1 reproduite ici.

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