Rrugsch, Religion, p. 504, et Thésaurus, p. 651, A
2. Deir el Bahari, II, pl. XLVIII ; Louxor, pl. LXIII, fig. 203.
3. Beirel Bahari, II, pl. XLVIII; Louxor, pl, LXIII, fig. 202. Sur le rôle de la déesse Hiqit, cf. Maspero, J. des Savants, 1899, p. 403.
4. Deir el Bahari, II, pl. XLVIII; Louxor, pl. LXIV, fig. 197.
o4 DU CARACTÈRE RELIGIEUX DE LA ROYAUTÉ PHARAONIQUE
grando magicionno, celle qui fait enfanter » ( ^ ^
saisit l’autre main ; la reine, dont la grossesse avancée est visible (fig. 5), se dirige, entre les deux dieux vers la chambre d'accouchement ‘ . Auparavant, elle défile devant la ncuvaine des dieux qui sont prêts à « entourer celle qui va enfanter de suite après », et Amon adresse à ses parèdres un discours (presque entièrement elfacé), où sans doute il leur rappelait quels devoirs de protection magique leur incombaient pendant le travail de l’enfantement ^
La scène suivante nous fait assister à l’accouchement. A Deir el Baliari, la reine a déjà reçu sa fille entre ses bras et la présente à plusieurs divinités qui ont joué le rôle de sages-femmes. A Louxor, le double de l'enfant royal est né le premier; il est déjà aux mains des déesses nourrices; les sages-femmes se préparent à recevoir l’enfant lui-même. Tous ces personnages sont sur une estrade en forme de lit; derrière la reine sont les déesses protectrices des accouchements conduites par Isis et Nephtbys; aux deux côtés du siège royal, deux génies font monter par dessus leur tête la flamme de vie^ vers l’enfant et 'son double; tout autour les esprits
1. Beir el Bahari, II, pl. XLIX; Louxor, pl. LXIV, fig. 198, Ilathor y remplace Iliqit.