Deir el Bahari, II, pl. XLIX
3. A Louxor, le tableau de raccouchement est accompagné d’une inscription très mutilée qui devait exister aussi à Deir el Bahari, car l’emplacement correspondant est vide et martelé. Le texte de Louxor, comme t'a remarqué Naville, a conservé quelques mots d’un chapitre 137 du
Todtenbuch (éd. Naville, I, pl. 151)
« chapitre de faire monter la flamme ». Il existe deux rédactions de ce chapitre, et dans l’une la déesse Api (l’hippopotame femelle) y est préposée comme « gardienne du sa ». Il est à noter plusieurs faits qui mettent en relation l’élément du feu avec la naissance du roi. 1® Les deux génies qui assistent la reine, immédiatement au dessous d’elle, ont les
bras levés en forme de | |
soutiennent en l’air le signe de la vie
LA NAISSANCE DIVINE DU PHARAON
(le l’EsI, (le l'Ouest, du Sud et du Nord tendent le signe de vie ou poussent des acclamations ; dans un coin, le dieu grotesque Bes et l’iiippopotame l'emelle Api tiennent à l’écart par leur seule présence toute influence mauvaise et tout mé-
chant esprit. Spectatrice de la scène, une des déesses de l’enl'anlement, Maskhonit lève le bras pour lancer le fluide et pro-
tandis qu’une flamme s’étève sur leurs têtes, 2° Le dieu Bes et l’hippopotame Api au « temple de la naissance » d’Erment (Lepsius, Benkm., IV, 65 b), ont sur la tête et aux mains le feu qui remplace le signe
du ^ sa leur attribut ordinaire. 11 y a allitération curieuse entre le nom du dieu Bes, un des noms de la flamme ^
« lait de vie » de la déesse Isis 1) besa : le charme du dieu, de la
flamme, du lait magique (qu’on donne aux dieux, aux rois, aux morts divinisés) semble prendre son origine à une source commune, la flamme solaire. Voir ce qui a été dit plus haut p. 48, n. 1.3“ Un des tableaux suivants de Louxor (pl. LXVl, flg. 192, correspondant à la pl. LUI de Deir el lîa/Kiri), appelle la chambre où a lieu l’allaitement de l’enfant royal
nonce la formule par laquelle l’enfant sera « douée comme reine du Sud cl du Nord » (lig. G)'.