Comment Alexandre devint dieu en Égypte, p
LA iXAlSSANCE DIVINE DU PHAKAÜN
maine, vit loin des temples ou même hors d’ÉgypIc; on ne le désigne guère dans les cartouches que par le titre
impersonnel de Pharaon ^ jj ; le plus souvent même
les cartouches restent vides, anonymes. Par contre le roi se confond de plus en plus avec son correspondant divin Horus, et la nativité royale cède la place à la naissance d’Horus.
Mais, ce que ces représentations perdent en personnalité, elles le regagnent en importance ; au lieu d\me travée, d’une salle ou d’une paroi de cour consacrée à la nativité du Pharaon, on a dans les temples ptolémaïques et romains, un petit
temple particulier, le Mamisi ^ « le lieu de la naissance ». « On le construisait toujours, écrit Champollion *, à côté de tous les grands temples où une triade était adorée ; c’était l’image de la demeure céleste où la déesse avait enfanté le troisième personnage de la triade », c’est-à-dire le dieu fils, Horus l’enfant.
La question qui se pose est de savoir si la naissance d’Horus symbolise ou non, la naissance du Pharaon. On peut répondre affirmativement, car la décoration caractéristique des chambres consacrées au roi dans les temples de l’époque classique, et les scènes les plus importantes sont restées les mêmes dans les Mamisi. Partout où on les rencontre, à Dendérah, Karnak, Erment, Esneh, Ombos, Edfou, Philæ, dès l’entrée au temple les figures du dieu Bes et de l’iiippopotame femelle Api% protecteurs de l'accouchement, de Khnoumou et
de Hiqit, les phylactères et ^ s’imposaient aux yeux sur le fronton du temple ou sur les colonnes. Puis les bas-reliefs