A Dendérah {L. D., IV, 70, d, e, f), époque d'Auguste
3. A Karnak {L. D., IV, 30), époque de Ptolémée IX; à Ombos, même époque (L. D., IV, 34), à Esneh (époque romaine. Description de l'Égypte, pl. I, 75-78 et Lenormant, Musée Égyptien, pi. VI, 18-15); à Philae, époque de Ptolémée IX (L. D., IV, 36); à Erment, naisssance de Ptolémée XVI Césarion (L. D., IV, 60, a), et Ilorus né du lotus (L. D., IV, 61 g) ; à Dendérah, naissance de Trajan (L. D., IV, 82 c).
4. A Edfou, allaitement de Ptolémée IX (L. D., IV, 33, e); de même pour Ptolémée XIII (L. D., IV, 48 b); à Esneh {Description de l'Égypte, I, 75-78); à Erment [ L. D., IV, 59i ; à Dendérah (L. D., IV, 61 g).
5. A Edfou et à Dendérah (lîrugsch, Thésaurus, p. 1362 et 1366); à Erment {L. D., IV, 59).
6. A EdfoufÉ. D., IV, 48 f(); à Deuderah {É.D., IV, 82); à Erment (L. D., IV, 60, c, (/, e).
La NAISSANCK DIVINE DU PHARAON
La théogamie et la représentation de la nativité royale semblentdonc aussi traditionnelles pour chaque Pharaon que sa qualité d’TIorus fils des dieux. Si tout roi est un llorus, tout roi a été procréé par les dieux. Cela est si vrai que la théorie de la « nativité divine » existe, non seulement pour le roi, mais pour tous les êtres que le culte divinise. Les hommes morts, nous le verrons pins loin, reçoivent les mêmes rites que les rois et entrent dans la grande Famille divine. Aussi imagina-t-on pour eux, dès les plus anciennes époques, toutes les péripéties de la nativité divine, telles qu’on les trouve appliquées aux rois dans les temples. On dit de tout mort osirien ; « Seh l'a créé, le cycle des dieux l’a entante... Sokhit ou Sothis l’ont conçu; il est sorti d’entre les cuisses du cycle des dieux » ; avant sa naissance « Horus s’est joint à son père » de même qu'Anion se substitue à Thoutmès P‘ ; « les dieux de l’Orient et de l’Occident se sont joints à la grande (mère) qui se trouve (assistée) dans les bras de celle qui fait naître les dieux » ; n’est-ce point une allusion au tableau de 1 accouchement par les soins des sagesfemmes divines et en présence des dieux? Puis le mort, semhlable au soleil et au Pharaon, « se lève comme Nolirtoum du lotus, (( il va dans 1 île de la flamme » comme l enfant royal passe par la chambre du leu ; les dieux « lui font la conduite » et « le mènent à son trône de roi du Sud et du Nord », de môme qu’Ainon couronne sou fils enfant '. Lnfin le mortprend le sein de sa mère Isis et y suce le lait de vie et de force (ée sa) qui donnera à son douhle la vie des dieux “ ; ainsi Isis et
1. Pyramide d'Oiinas, !. 379-410; cette formule se retrouve dans des Livres des Morts de la XMIP dynastie; les textes memphites et tliébains ont été étudiés spécialement par Erman {Zeitschrift, XXXIl, p. 2-22, Die Enstehung eines Totenbuchtextes).
2. Pyramide d’Oumis, 1. 28-31, Abydos,l, pl. 33 b 1. 20. Cf. Maspero, La table d'offrandes, p. 14. Le lait do la mère divine s'offre aux dieux euxmêmes, que le rituel osirien assimile à des morts qui renaissent à la vie divine (cf. Rituel du culte divin, ch. LIV).
Ilathor ont allaité le roi : par leur naissance divine, le roi et le mort sont devenus des dieux.
Pour toutes ces raisons, historiques ou religieuses, il semble que la théorie de la nativité divine est, non point occasionnelle, mais aussi ancienne que les rites osiriens, et qu’elle s’appliqua à tous les rois depuis le moment où ils portèrent les titres de fils de Râ.
X. Tel était ce « drame religieux sur la nativité du Pharaon* » que les Égyptiens avaient imaginé pour se représenter au naturel la venue au jour de leur roi fils des dieux. Après avoir passé en revue les tableaux et les textes qui nous montrent vivantes pendant une période de plusieurs milliers d’années les traditions relatives à la naissance des Pharaons, « l’on est induit à se demander — comme le dit M. Maspero — si ces tableaux représentent un concept imaginaire ou bien s’ils reproduisent un ensemble de scènes réelles qui se répétaient à l’accouchement des reines'». .le crois, comme M. Maspero, que les scènes gravées sur les murs des temples correspondaient à la pure réalité ; que pour son union avec la reine, le roi assumait, cà l’origine, le costume et la personnalité d’Amon; qu’au moment de l’accouchement, des prêtres et des prêtresses prenaient les costumes, les masques et les insignes des dieux Bes, Apit, Hathor. Khnoumou, Hiqit, etc. ' ; et que les doubles du nouveau-né royal pouvaient être