Ibid., p
3. Les processions figurées sur les murs des temples d’Edfou et Dendérali nous montrent des prêtres porteurs de masques de ce genre (Mariette, Dendérali, IV, pl. 57, 14, 16, 17 et surtout 31). Dans les cérémonies du culte funéraire, les prêtres assumaient aussi le nom, la personnalité, le costume des dieux osiriens. Cela est dit en propre terme pour Horus dans le calendrier du temple d’Edfou (Rrugscli, Die Festkalender, pl. VIII, 1. 25, et p. 14). Diodore (I, 62) rapporte un écho de ces traditions quand il dit qu’à l’occasion « les rois d’Égypte se couvrent la tête de masques de lions, de taureaux et de dragons ».
LA NAISSANCE DIVINE DU PHARAON
fig'lués par des poupées, de môme que dans les temples des statues les représentaient. A ce point de vue, l’origine du Mamid a été lort bien expliquée par M. Maspero ; « Il semble qu’au moins aux temps très reculés où le cérémonial des naissances royales ou divines fut réglé, l’usage était de séparer la lemme sur le point de devenir mère et de l’enfermer dans une case isolée où elle se cachait jusqu’à scs relevaillcs : chacune des grandes villes de l’Égypte avait en souvenir de cette coutume, tombée en désuétude parmi le peuple, un petit temple construit à côté du temple principal et où la déessemère du nome était censée faire ses couches’.
Ainsi prenaient vie, pour un peuple crédule et pieux, les titres symboliques du protocole pharaonique : à l’intérieur des temples, avec la complicité dévote des prêtres, les abstractions du langage se transmuaient en vivantes réalités. Celui qui s appelait fils du Soleil était matériellement procréé, mis au jour, adopté par le dieu Rà.