‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 44 sur 211 · La scène se passe dans un pavillon <à colonnes zadou j · texte numérisé non relu

La scène se passe dans un pavillon <à colonnes zadou j

(pl. LX, 1. lll précédé d’un escalier khend ^ (pl. LXI,

rvWWS ^ \

1. 13), tout à fait analogue au pavillon de la fête Sed qui sera décrit plus loin, chap. VIII. — Un autre récit abrégé du couronnement d’Hàtshopsitou existe à Karnak (L. D. , III, 18), il a été signalé et étudié par De Rongé (Mélanges d' archéologie, I, p. 47).

80 DU UAUAf.TfcnE UELlfilEUX DE LA ROYAUTÉ PHARAONIQUE

Rekhitou », pour (voir) remlirassemenl (frottement de face

que la Majesté de sa fille, cet Horus, lui donna dans ses deux bras, dans la salle du culte ; et cela se fit sur le trône

du roi lui-mèrne dans le pavillon [zadou] de l’Ouest (où l’on lance) le tluide magique ; et tous ces hommes présents, couchés le ventre à terre, lançaient le tluide magique*. »

En résumé le roi ré-

gnant, après un discours adressé au roi à introniser, le prenait dans ses bras et lui faisait les passes qui donnent le tluide de vie; c’élait le point culminant de la cérémonie, et c’est celui que représente le tableau de Deir el Babari (fig. 12). Si nous nous reportons au texte d’Ilorembebnous retrouvons, dans un récit très abrégé, les mêmes indications . Le

Fifj. 12. — Thoutmès I embrassR sa Ulle Ilâtshopsitou et lui lance le tluide de vie [Deir el Bahari, 111, pl. LXI).

dieu Amon, qui a déjà purifié le candidat royal, le fait monter [ouza] vers la « chambre royale » et le. fait passer devant lui pour le présenter dans le « pa our » à la reine régnante Moutnozmit, que le texte appelle seulement « la fille d’Amon » el qui joue ici le rôle de Tboutmès 1" à Deir el Babari. La reine purifia Ilorembeb « en lui versant l’eau sur

), elle « embrassa ses beautés

les mains »

(c’est-à-dire le prit à bras le corps^poiir lui communiquer le tluide magique) el l’établit solidement par devant elle »,

1. Deir el liahnri, III, pl. LX, I. 3-11. Sur le « lieu du sotpou sa, voir ch. IX). Le zadou est mentionné aux maslahas de Marielle (p. 204),

LK (’.ntIRONNEMKNT 1)1’ PHARAON PAR LES DIEUX

pour le présenter à l'assistance comme Thoutmès avait fait de sa fille

Imfin le texte d’Abydos, où Ramsès II rappelle comment il fui associé au trône par son père Séti I", nous a conservé une desci’iption analogue de la présentation du nouveau roi aux dignitaires. « Je me suis mis en marche [des)... en qualité de

fils aîné et d’héritier, vers le trône de Seh Mon père

s'étant levé par devant les connus du roi, moi tout enfant je fus pris dans ses bras, et il me dit : « Qu’il se levé en qualité de roi, pour que je voie ses beautés de mon vivant «

IV. Arrivé à ce point de la cérémonie, le roi régnant reprenait la parole pour énumérer les noms officiels du roi à introniseï’ et les fixer pour ainsi dire à sa personne; opération religieuse de la plus haute importance, qui équivalait à un baptême et à une consécration définitive de la personne royale. Le texte de Deir el Raliari est encore ici le plus complet. « Alors S. M. dit on face de l'assemblée ; « Cette fille, Khnoumit Amon Hâlshopsitou, vivante — je la place sur mon siège, c’est-à-dire sur mon trône. Et certes voilà qu’elle siège sur mon trône [khend), elle fait enfendre ses paroles à ses sujets^ dans tout lieu du palais, certes voici qu’elle vous conduit, écoutez ses paroles, soyez unanimes pour (exécuter) ses

Brugsch, Thésaurus, p. 1076, 1. 15-16. La dernière phrase est obscure par suite d’une erreur du lapicide qui a échangé les pronoms mas-

culin et féminin; au lieu de P

, lire P

. Sur le rôle de la reine Moutnozmit, cf. Maspero,

Histoire, II, p. 344, n. 1.

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