Publié cl traduit par Erman (.ï. Z., XXIX, p. 116-H
3. C’est l’épilhétc ■p P qu’on abrège en français par v. s. f.
LE COURONNEMEJJT DU PHARAON PAR LES DIEUX
ciitcup, pt tu feras prèler le serment sur le nom de ma Majesté V. s. f. né de la royale mère Sonisonhou qui est en bonne santé. Ceci t’est envoyé pour te faire connaître que la maison royale est prospère, saine... L’an I, le 21® jour du 3® mois de Pirit, jour de la fête du couronnement ‘. » Notons que tous les termes de ce rescrit du couronnement correspondent à ceux qui sont employés dans les récits d’intronisation. Ledocument émane de la fichambre royale» (1 ^
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nommée aussi dans le texte d’Iloremlieb ; il mentionne la présence effective de la « royale mère » qui a tenu, sans doute, son fils dans ses bras, comme la mère d’Iloremheb a fait de son lils, comme Thoutmès P® a fait d llâtshopsitou, pour la présentation aux dignitaires : il énumère le protocole officiel {7iekheb) des grands noms du roi ; il prévoit le serment prêté sur le nom du nouveau roi, ce qui correspond aux acclamations des courtisans à Deir el Baliari et aux menaces contre ceux qui refuseront de « connaître » le nom royal.
Si nous revenons un instant aux textes d’Horemheb et de Ramsès II qui nous servent de points de comparaison, nous trouvons, en termes plus brefs, le même récit du couronnement. A Abydos, Ramsès II se contente de dire qu’après le discours de son père Séli P® aux gens du palais [àmi khonliou) « ceux-ci établirent la couronne sur mon front » sur le désir exprimé par Séti P*" « qu’on mît la couronne sur ma tête’ ». — Pour Iloremheb, la reine régnante Moutnozmit « le tient devant elle » pour le présenter à l'assemblée ; mais chose bien intéressante, cette assemblée se compose, non de dignitaires de la cour, mais d’un cycle de dieux, c’est-à-dire de statues divines présentées par des prêtres leurs interprètes. Les dieux jouent leur rôle à merveille, profèrent les ac-
ou « fêlo des couronnes » : l’uræus
est celle qui entoure la base du pschent.