‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 54 sur 211 · Üeir el Bahari, III, pl. LXlV · texte numérisé non relu

Üeir el Bahari, III, pl. LXlV

2. Prjr. d’Ounas, 1.207-208. D’autres textes cités en variante par M. Mas-

sero donnent

pakhrer au lieu de

rer.

A. Moret.

98 DU CAKACÏÈKE KELIGIELX DE LA UOVAUTÉ PHARAONlyLE

D'aulre part, dans le rituel du culte divin, le dieu à qui l’on a renouvelé ses pouvoirs divins et royaux, exécute la même procession mystique : tantôt c’est dans l’intérieur du sanctuaire, le long des murs qui entourent le naos ; tantôt c’est autour du temple lui-même, le long des murs de l’édifice entier. J’ai expose ailleurs le sens de cette cérémonie : on fait « circuler » le dieu, le mort, le roi, incarnation du soleil, comme circule le disque dans le ciel ' ; on assure leur marche journalière contre les éclipses, et tous les troubles célestes que Sit-Typhon, l’ennemi toujours embusqué sur la route du soleil, suscite journellement ; et comme preuve de la victoire du dieu, du mort, du roi identifiés au soleil, on immole aux grands jours de fête un âne, animal lyphonien, sur leur passage Tel est le rite développé ; au couronnement royal, on n’en a gardé que la procession, la ronde vigilante du roi derrière le mur des naos d’Horus et de Sit.

Ces trois cérémonies, qui constituent ce que le texte de Deir el Babari appelle « la remise des couronnes par les dieux » (cl. p. 86), étaient certainement en usage dès les premières époques connues de la civilisation égyptienne. La pierre de Palerme mentionne parmi les fêtes royales : 1“ les

I soiiton khâ et les bail khâ, c’est-à-dire la re-

mise des couronnes du Sud et du Nord dans les deux naos ;

2“ le

sani taouï^ la réunion des deux régions sous le

trône du roi ; 3° le ^ jj rer ha ànboii, le tour der-

rière le mur®. Ces rites y sont nommés à l’occasion de fêtes

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