‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 57 sur 211 · L. D,, III, pl. 14, 56, 125. Cf. notre pl. II · texte numérisé non relu

L. D,, III, pl. 14, 56, 125. Cf. notre pl. II

LE COURONNEMENT DU PHARAON PAR LES DIEUX

gende « allée et venue vers sa chambre de la salle de la fête seshed » qui indique le moment du départ du cortège royal. Il reste aussi la dernière scène qui a seule été respectée parmi les tableaux qui suivaient le couronnement. Nous y apercevons A mon assis dans un naos et tendant le bras avec le geste du dieu qui donne le signe de vie au Pharaon. Ilàthsopsitou, couronnée du Pschent, armée des sceptres

J et dans le costume qu’elle avait en sortant des

salles du couronnement, est devant son père. Nul doute qu’elle ne soit venue pour l’embrassement divin dont parle le texte d'Horemheb ; Amon lui tient, en cfTct, un discours où se retrouvent les expressions mômes déjà citées plus haut : « Je t’ai donné toutes les terres, toutes les montagnes, tout ce qu’entoure l’orbe du soleil dans le ciel — tout cela est sous l’empire (litt. le siège) de ta face... » Entre le dieu et la reine, le dieu-prêtre Anmoutef proclame que la reine « s’est levée sur le trône d'Horus, qu’elle guide tous les vivants et qu’elle vivra dans l’abondance, elle et son double, éternellement*. y>

L’embrassement du roi par le dieu servait donc de consécration définitive; on verra au chapitre V quelle est l'importance de ce rite : il nous suffira de dire dès maintenant que le « fluide de vie » venait au Pharaon des bras du dieu et que

le mot « embrasser » I ® ( ) ^ signifier « consa-

crer, couronner, diviniser »^. A ce moment-là le dieu « établissait la couronne » sur la tête du roi (pl. Il) et le don du diadème suffisait aussi à donner à la personne royale un caractère sacré (voir chap. V) L

Notons qu’au début du couronnement d’IIâtsbopsitou,

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