Rituel du culte divin, p
Tlioutmès 1 lui avait déjà transmis la dignilé suprême par un emljrassemcnl : la réjiétilion de ce rite par le dieu principal était obligatoire pour consacrer la royauté du Pharaon dans le monde des dieux comme dans le monde terrestre.
De même la rédaction du « nom royal » {ran oiir) ou du protocole [nekheb) ne devenait définitive que si la chancellerie divine collationnait et transcrivait les actes dressés par les scrihes royaux au début de la cérémonie. Dans toutes les
Fig. 18. — Thot et le Pharaon rédigent ensemble la charte divine d’intronisation (L. D., III, 55 b).
scènes où le dieu couronne le roi, on voit Thot « le maître de la maison des livres divins » et Safkhit « la maîtresse des registres divins » inscrire les noms royaux sur les actes authentiques déposés aux archives célestes (fig. 18) : « ils éta-
hlissent le bon acte {smen genitov') de vie et de force M
» pour le roi,
de même qu’au
moment de raccouchement, ils avaient dressé l’acte de naissance du Pharaon (p. 57). Souvent aussi on conduisait le
1. L. D., III, 55 h; cf. Deir el Bahari, 111, pl. LX et LIX. Sur genitou, voir Â.Z., 1867, p. 50. Pour la période plolémaïque, cf. L. D., IV, 11 c, 21.
LE COURONNEMENT DU PHARAON PAR LES DIEUX
roi* vers l’arbre sacré àshed et les dieux inscrivaient le nom royal sur ses feuilles" (lij^’. 19) : c'était un présage de vie et de lorce pour le 1‘liaraon, auquel Thot assignait des années de règne éternelles (cf. pl. Il), C’est probablement à ce moment encore, que les scribes divins étaient censés ré-
Fig. 19. — Amon, Thot et Safkhit écrivent le nom de Ramsès II sur les feuilles de l’arbre àshed et 1’ « établissent » pour une durée éternelle (d’après L. D., 111, pl. 169; cf. pour Ptolémée IV, L. D., IV, IT b).
diger ces décrets de Rà, que nous avons déjà mentionnés, par lesquels le dieu faisait une donation authentique {àmit pou) de son patrimoine à son fils Ilorus (le roi)’.