‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 59 sur 211 · scène du lancer des oiseau.x pour Horus, un « décret de Rà · texte numérisé non relu

scène du lancer des oiseau.x pour Horus, un « décret de Rà

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par lequel le dieu donne à son fils, auquel Pharaon s’as-

Il semble aussi que divers rites complémentaires pouvaient s’intercaler à ce moment. L’allaitement du candidat royal par la déesse-mère est souvent représenté dans les cérémonies similaires que je décrirai aux chapitres YIl cl VIII, et j’ai déjà cité (p. 64) la formule très fréquente que Ton grave en pareil cas au-dessus du tableau. Peut-être enfin faut-il ajouter aux tableaux du couronnement royal de Deir el Bahari et

Fig. 20. — Le lancer des quatre oiseaux lors du couronnement d'Ilorus (L. D., IV, 51 a).

d’Abydos (qui d’ailleurs sont mutilés et incomplets) une cérémonie symbolique qui s’était conservée dans la panégyrie du dieu Min' . A un moment de la fête on « donnait la voie « à

simile, les deux parties de l’Égypte et les pays étrangers {Edfou, II, p. 13). De même lors de la fête sed de Ramsès H et Ramsès III, le dieu Phtah donne par décret la royauté à ces pharaons (cf. p. 5, n. 1). Il n’est pas douteux que des actes similaires fussent rédigés lors du couronnement initial du roi.

1. On trouve les fêtes de Min au Ramesséum (L. D., III, 163) et à Médinet-Habou (L. D., III, 212 b). On lançait aussi les quatre oies lors de la grande panégyrie d’Horus d’Edfou (Brugsch, Die Festkalender, p. 13, pl. VII, 19-12 ; cf. Rochemonteix-Chassinat, Edfou, II, p. 14-15) et pendant

LE COURONNEMENT DD PHARAON PAR LES DIEUX 105

quatre oies (personnification des quatre fils d’TTorus) qui s’envolaient aux quatre coins de l’horizon ; chacune était interpellée en ces termes : « Allez au Sud (ou au '

Nord, Est, Ouest) dire aux dieux du Sud (Nord, Est,

Ouest) qu’Horus fils d’isis apris la grande couronne double et que le roi du Sud et du Nord N... a pris la double couronne » (fig. 20).

Si l’on récitait ces formules et si l’on lançait les oiseaux au cours de cérémonies où, comme nous le verrons plus loin, les rites de l’intronisation étaient répétés, on doit supposer qu’au jour du véritable couronnement ces ri tes étaient exécutés pour la première

les rites de la veillée d’Osiris à Dendérah (L. D., IV, 57 a); c’est notre fig. 20). Voir aussi Daressy, notice de Médinet Habou, p. 7 et mon Rituel du culte divin journalier, p. 28.

Pig. 21. — füoutinès 111, courouué, lance les flèches aux quatre coins de l'horizon, sous la direction d'Horus

et de Sit (L. D., 111, 36 6).

fois. A Deir el Baluiri on constate la présence de génies du Sud et du Nord qui proclament dans les deux régions le « lever du roi sur le trône d’IIorns des vivants* »; ailleurs le candidat royal se présente à la diviniié tenant par les ailes un oiseau qui semble prêt à prendre son vol’ : peut-être avons-nous là une indication des cérémonies dont nous avons ailleurs l’exposé détaillé. Je ferai la même hypothèse pour un rite qui accompagne à Edfou le lancer des oiseaux : le roi prenait un arc et tirait une ilèche à chacun des quatre points cardinaux ; la scène est représentée à Karnak pour le compte de Thoiitmès III, lors d'une célébration de la fête sed. Il est probable qu’au jour de l’intronisation on exécutait pour la première fois le tiré des flèches \

VI. Les rites du couronnement que nous avons résumés d’après des documents qui datent de l’époque classique de la

Fig. 22. — Le sam laouï de Fig. 23. — Nekhabit donne le sam laoui à Khà- Pépi I (L. D., II, H6j. sekhein (Quibell, llievakonpolis, pl. 38).

civilisation égyptienne, sont d’une très haute antiquité. Les monuments archaïques nous en énumèrent déjà les différentes

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