L. D., III. 122 b (Horemheb
3. lirugsch, Die Festkalender, p, 13 et pl. VII, 1. 22-23; la figure 21 reproduit la scène de Karnak. Il semble que cette cérémonie ait pour but de définir le pouvoir qu’a Pbaraon Horus de lancer, comme le soleil, ses rayons dans les quatre parties du monde.
LE COURONNEMENT DU PHARAON PAR LFS DIEUX
scènes ; le « lever du roi du Sud » {&outon khâ), le « lever du roi du Nord » {bàïl /:4a), le sam taoui, larer ha, ainsi que la « royale montée » vers le dieu principal*. D’autre part, nous possédons des représentations très anciennes de la fête sed, qui reproduit les cérémonies d’intronisation : il y a donc lieu d’admettre que dès l’époque archaïque les rois d’Egypte étaient couronnés de la même façon que les Thoutmès ou les Ramsès. D’ailleurs, nous verrons plus loin (chap. V et VIII) que les mêmes rites, appliqués aux dieux et aux morts osiriens®, sont mentionnés dans les rituels des Pyramides, les plus anciens textes religieux qui nous soient parvenus.
A l’autre extrémité de l’histoire d’Egypte, les cérémonies traditionnelles du couronnement se retrouvent encore. On sait que les Ptolémées se faisaient introniser à Memphis dans le sanctuaire de Phtah : la remise des couronnes, l’emhrassement-du jeune roi par son père en cas d’association au trône, la « royale montée » et l’embrassement du dieu principal étaient encore les principaux épisodes de l’intronisation \ Dans le royaume théocratique d’Ethiopie, fondé par les grands-prêtres de ïhèbes réfugiés à Napata, le choix du
1. Voir ce qui a été dit plus haut, p. 98. Le plus ancien exemple que je connaisse de la « royale montée » est celui que mentionne la fig. 22 dont la légende se traduit « le roi lui-même va et vient et se lève en roi. . . ». 11 s’agit de Pépi 1er, qui est représenté debout sur le sam taoüi. La figure 23 d’après des vases d’Hiéraconpolis est le plus ancien témoignage du sam taoui.
2. Voir aussi ce qui a été dit plus haut p. 97 au sujet du rer ha.
3. Décret de Rosette, texte hier., 1. 8 (cf. Recueil, t. VI, p. 12, 1. 44); texte grec, 1. 44.
4. Rosette, 1. 8. Le roi Ptolémée V était coiffé du pschent, quand, dans le temple de Phtah à Memphis, « on fît pour lui les rites de la royale
montée au temple lorsqu’il prit sa grande fonction » (
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