‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 69 sur 211 · Abydos I, pl. 42, b · texte numérisé non relu

Abydos I, pl. 42, b

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mots répétés mille fois sur tous les monuments funéraires, est, vis-à-vis du défunt, « son fils aîné, son fils chéri, (né) vraiment de son ventre, celui qui est en son cœur et au siège de son cœur, l’aimé de son père, le favori de sa mère, l’aimé de ses frères et sanirs, celui qui a mis au cercueil son père. .. »

sa wfr-/ a ici un sens précis ; de simple terme de tendresse qu’elle était au début, elle devint un titre sacerdotal que portait le fils chargé du culte ou le prêtre de carrière qui remplaça peu à jieii le fils dans la célébration des offices. Ainsi s’affirme le caractère officiel du culte filial dans la religion des ancêtres.

Les rituels du culte funéraire et tes tableaux des tombeaux nous montrent que le fils est entouré des membres subsistants de la famille pour le service sacré. Au premier rang sa femme (qui est généralement sa sœ*ur), puis ses frères et sœurs et, ([uand elle vit, la mère, l’épouse du père défunt. Ouand les membres de la famille ne célébrèrent plus effectivement les offices, les prêtres et prêtresses de canâère, qui les remplaçaient, prirent leurs noms et leurs titres de parenté, de même que l’un d’eux assume, le cas échéant, le rôle de « fils chéri ».

l’armi les membres de la famille^ sont des « amis » [i ^

1. Inscription de Zaou, Vie dynastie, Recueil de travaux, XIII, p. 66-67. Les exemples de ces titres sont innombrables et de toutes les époques.

2. Sur le sens du titre sa mir-f\o'\r .Maspero, Études de mythol., I,

p. 290, n.2. — Le groupe

peut se lire sa our ou

sa samsou ; dans les deux cas, le sens est « fils aîné » (cf. .Maspero,

Etudes égyptiennes, II, p. 22). Voir aussi Rituel du culte divin, p. 132, n. 3.

3. Les textes seront cités au chapitre V, quand je parlerai de la famille

LE ROI CONSTRUCTEUR DES TEMPLES

y ^ j ‘ smeroîi, des « alliés » | samitou, puis des

clients, des « attachés » [^ y' ^ * àmakhoii. Joignons-

leur les prêtres de profession, « officiants », ^^7 J| i’

kher hebou, qui, le rouleau de papyrus en main, récitent les formules et indiquent à chacun le geste à faire, la place à

prendre; puis des comparses, le

sam « domestique »

ou

le

sotem « auditeur ». Enfin, les funérailles

accomplies, des « prêtres du double » ||] hon ka^ étaient

chargés de l’entretien de la tombe et du service régulier du culte funéraire.

De la famille humaine, passons à la famille royale : nous

osirienne, à qui s’identiGe par le culte, toute famille humaine ou royale, — Cf. Maspero, Études de mythol., I, p. 290-292, d’après le rituel des funérailles.

\. Le Gis porte fréquemment le titre

semer n tef « ami »

de son père (L. B. II, 12, 15, 34, 42, etc.).

2. Les Gis, aînés ou non, sont les « attachés de leur père ». — Voir à ce sujet mon étude sur La condition des féaux (Recueil, XIX, p. 118).

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