Le Gis peut être aussi fréquemment le
de son père (voir
les nombreux exemples cités par Schiaparelli, Libro dei funerali, I, p. 29) — presque toujours le même Gis est semer de son père. Ces exemples sont généralement empruntés à la famille royale ; mais le roi mort redevient un homme soumis aux conditions de tous les hommes (voir ch. YIII); à ce titre le culte famihal qu’on lui rend est le même que celui célébré dans toute famille du commun.
4. Sur les prêtres de double, voir Maspero, J. Asiatique, 1890, p. 300. On distingue trois degrés dans leur hiérarchie : 1° les inspecteurs de
prêtres de double |1 | ; 2° les prêtres de double ; 3“ les
suivants des prêtres de double ^ [^. — A l’époque ar-
chaïque des tombeaux d’Abydos et de Négadah, on voit figurer des
retrouvons les mêmes personnages, sons les mêmes noms, avec les mêmes rôles. Au premier plan est le lils des dieux, le i'haraon ; sur les murs de tous les temples d’Egypte comme dans les rituels sacrés, il nous apparaît célébrant le culte de ses pères, occupant la première place pour l’exécution de tons
les rites religieux. Lui aussi est appelé « fils chéri »
lui aussi s’intitule 1’ « ofliciant » ^ Jj^ ou le « domesti-
fjue » P ’ de son père, le dieu possesseur du temple. Tous les actes du culte, en principe, sont exécutés par le « roi lui- ” J ‘ Iso^itoii z-es-f), et, en fait, les rites es-
^ AAAAAA ac \ ' '
momo
senliels, ceux qui comportent la mise en présence du prêtre et du dieu, ne peuvent être accomplis que par lui®. Mais,
ka kfiou « ceux qui font les rites {khoii) du double », qui me semblent les précurseurs des prêtres de double; ce titre disparaît quand apparaît
au contraire le
(De Morgan, Recherches, II, p. 239-240).
1. De même que dans le culte funéraire, le litre « fils chéri » désigne pour le culte divin, le nom d’un prêtre de carrière qui remplace le roi, par ex. dans le nome héracléopolitain (Maspero, Etudes de myth., 1, p. 290, n. 2). Ainsi, sur une stèle du musée de Boulaq (XID dyn.) un personnage se vante « d’avoir fait le Fils chéri dans les cérémonies de la Salle d’or pour les mystères du maître d’Abydos (Osiris) ». (Maspero, Éludes de mythologie, IV, p. 140-141).
2. Par ex. à Abydos, I, pl. 39, .a et 40 a, le roi Séti I est
n l’officiant de son père » Sokaris.
3. Par ex. à Abydos, I, pl. 36 a, le roi Séti I est j| « domes-
tique » du dieu Seb.
4. La formule est employée par ex. à Abydos pour Séti I qui lace le taureau du sacrifice (1, pl. 53), apporte le plateau chargé d’offrandes (I, pl. 47, a), dispose les offrandes sur la table (pl. 47 b), prononce la formule du souton di hotpou (pl. 44-45). Dans les tableaux des temples, nul personnage autre que le roi n’est représenté célébrant les rites du service divin. Comme pour le sa mir-ef, l’expression souton zes-f 9. servi à désigner un prêtre de carrière (cf. Denderah, I, pl. 76).
5. Voir à ce sujet mon étude sur le Rituel du culte divin, p. 8 et 43.
LE ROI CONSTRUCTEUR DES TEMPLES
comme, pratiquement, Pharaon ne peut officier dans tous les sancluaires à la fois, il délègue son pouvoir à un prêtre de
carrière | iioulir hon, le « prêtre du dieu », titre symétrique à [y| hon ka le « prêtre du double ». Le prêtre n'agit point
alors pour son propre compte, il s'incarne dans le roi. Do même que les prêtres du culte funéraire deviennent le « fils chéri », le « prêtre du dieu » déclare qu’il est le Pharaon, ou que « Pharaon l’a expressément envoyé » pour le culte' : nul en elfet ne peut paraître devant le dieu, excepté Phai aon ou le prêtre à qui le roi donne sa personnalité.
Aux côtés du roi, pour les cérémonies extérieures, c’est le même personnel de parents et de clients qu’autour du fils dans le tombeau. La reine assiste le roi "en tant qu’épouse du dieu; le fils aîné du roi a le rôle de servant" ; les autres enfants \ les frères, les parents du roi, les « amis », les « attachés » et toute la classe sacerdotale se partagent, autour du chef de la famille divine, les soins de l’entretien dn temple et de l’exécution des liturgies. Ainsi, le culte rendu par le roi à ses pères utilisait le même personnel de prêtres que celui qui figurait aux tombeaux des familles du commun; dans l’un et l’autre cas le dieu, ou le mort, était honoré par ses enfants et ses clients.