Rituel du culte divin journalier, p
2. l.e rôle religieux de la reine a été parfaitement défini par Maspero, Histoire, I, p. 271-273 et Journal des Savants, 1899, p. 347.
3. Le fils aîné porte alors, comme dans le culte funéraire, le nom de
samsou
U l’ainé »; chez les dieux, le litre était porté
par Thot, le servant d’Horus dans les rites osiriens, à tel point que certains rituels (Pap. Rhind) transcrivent par samsou le nom du prêtre qui joue le rôle de Thot (Brugsch, Würt, p. 1233. — Die Aegyptologie, p. 189 sqq.). — De bons exemples du fils royal aîné « servant » de son père dans le culte, sont donnés pour Ramsès II assistant Séli I, dans Abydos, I, pl. 43, 44, 46, 53.
4. Cf. Maspero, Histoire, I, p. 273. Les enfants de Ramsès If et de Ramsès 111 figurtnt à plusieurs cérémonies (L. D., 111, 168, 214).
in. ('omparons maintenant les édifices où le roi et le fils adorent leurs pères; dans le choix des noms que l’on donne aux temples et aux tombeaux, nous trouverons d’abord quelques indications utiles.
Les inscriptions dédicatoires des temples et les documents officiels nous apprennent que le nom le plus général
du temple était 'pa « la chambre ou la maison » de tel
ou tel dieu. Plus spécial déjà est le nom qui s’écrit par le plan abrégé d’une enceinte rectangulaire avec porte
liàït « l’édifice, la demeure »*; on pouvait inscrire à
l’intérieur le nom du dieu propriétaire
et à cet
égard le signe Q est encore comparable au [|p| .src/cA où l’on insère le nom de double du IMuiraon. On qualifiait souvent le mot « demeure » d’une épithète « divine »,
« grande », « sublime »*. On désignait
ou
1. Cf. Maspero, Sur le sens des mots Nouït et Haït (P. S. B. A., XII, p. 236 sq. et Éludes de mythoL, IV, p. 351 sqq. ). L’auteur traduit hait par « château » et y voit le plan d'une enceinte fortifiée. Évidemment le temple était la forteresse du dieu, comme la cathédrale au moyen âge;
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mais le mot « forteresse » existe en égyptien « la maison
forte » et le sens de Q ^ est plus général. J’y vois le plan cavalier
d’un édifice dont la façade est représentée par le signe ^ ou par le cadre k Béni-Hasan les princes de la gazelle se disent
srekh
« préposés à la demeure de Seb » o
B orné des
h), et dans cette formule le signe g échange avec le |]|
deux yeux magiques (L. Ü., II, 129).
2. Voir les différents noms du temple de Séti I à Abydos, d’après les dédicaces de la salle U {Abydos, 1, 14 a, 19 c, 20 d). — Cf. Gayet, Louxor,
LE ROI CONSTRUCTEUR DES TEMPLES
aussi parfois le temple entier par le sanctuaire, le tout par la partie; le nom ordinaire du sanctuaire était ij (hit
« le siège, la place » accompagné aussi d’épitliètes <e
« grand », ^ J «pur Il existe encore d’autres noms qui caractérisent soit une disposition matérielle du sanctuaire, soit une intention spirituelle : par exemple ^ àsù « syringe »*,
« escalier » (qui donne accès au naos placé dans le
sanctuaire), jj « siège du cœur ». ® « adytum ».
Ces noms de la demeure des dieux sont ceux que les hommes donnaient à leurs tomheaux de famille où pères, mères, enfants, maîtres et clients se réunissaient un jour. Le
terme le plus général était aussi celui de « maison » pa,
p. 24, 26, 29, dédicaces des architraves de la salle hypostyte. — Les inscriptions de Siout, de la XII® dyn. (Griffith, Siut, pl. V, 1. 244) parlent d’un administrateur de la « demeure divine dans la place sublime »
1. Voir les dédicaces des six salles voûtées à Ahydos (I, pl. 18 et 19 a).
2. Deir el Bahari, III, pl. LX, 1. 3 et 10, la salle du roi y est appelée
« sa demeure dans la syringe (sanctuaire ou tem-
ple) » ; le même mot
désigne à Bubastis le naos ou sanctuaire,
dans lequel le roi Osorkon II repose pour être adoré (Ed. Naville, The Fesliml-Hall, pl. X, n<>3j; Naville (texte, p. 25) a judicieusement montré l’intérêt de ce terme.
3. Abydos, I, 19 a. L’ « escalier du dieu grand à Ahydos » était un des noms connus du temple d’Osiris ; cf. Loret, Sphinx, V, p. 43, et R. L //.> pl. CGC.