‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 80 sur 211 · Edfou, II, p. 31 1 X · texte numérisé non relu

Edfou, II, p. 31 1 X

Une autre légende est donnée par .Mariette, Dendérah, texte,

LE ROI CONSTRUCTEUR DES TEMPLES

par le roi : « il moule une brique pour les quatre angles du temple ». La brique de terre humide symbolise « runion de la terre et de l’eau » pour élever la maison divine' (fig. 27). A ces matériaux vulgaires, le roi ajoute l’or et les pierres

I, pl. 22).

précieuses dont le temple doit être pétri tout comme le corps des dieux : « il donne des lingots (litt. briques) d’or et de

p. 133, et Brugsch, Thésaurus, p. 1267. Elle commence par les mots ^ JtToT « verser le sable » qui se retrouvent comme

titre du chapitre 58 du Rituel du culte divin, « chapitre de verser le

sable » e

. Voir à ce sujet mon

; l’union de

étude sur le Rituel du culte divin journalier, p. 200.

la terre et de 1 eau est indiquée dans une variante reproduite par Mariette, loc. cit., p. 133 ^ ^ ^ 1^ " j’associe la terre et

l’eau. »

pierres précieuses pour les quatre angles ilu temple » Eiilin le roi « pose la première pierre du sanctuaire qui

cens, appelée baen. L’acte est

sera d’un travail achevé et éternel » ; pour cela, il pousse avec un levier un bloc de « belle pierre blanche et dure » dans les fondations (fig. 29).

Les derniers tableaux d'Edfou nous font passer sans transition aux scènes d^nauguration du temple, une fois les travaux finis. Tout d’abord le roi debout devant un

édicule ^ qui représente le

temple entier, lance tout autour de lui des grains d’une substance, analogue à l’enéfini : « faire rayonner le bescn

t.Ed/bM,II, p.32:

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Mariette écrivait au sujet de cette formule : «On dépose aujour-

d’hui des médailles dans les fondations des édifices publics. Peut-être les Égyptiens déposaient-ils des objets faits de matière précieuse dans les fondations des quatre angles de leurs temples... » [Dendérah, texte, p. 134- 135). — .Mariette n’avait pas eu l’occasion de trouver in situ la preuve de cet usage. Mais en 1885 « on mit au jour (à Alexandrie) les ruines d’un temple gréco-égyptien et, sous une des pierres d’angle, quatre plaques en or, en argent, en bronze, en porcelaine verdâtre » avec inscriptions. I.a plaque d’or seule est bien conservée et porte une dédicace bilingue, grecque et hiéroglyphique, à Sérapis, Isis et aux dieux Soter et Philopator, Ptolémée II et Arsinoé. » (Maspero, Sur une plaque d’or portant la dédicace d'un temple, Recueil de trav., VII, p. 140-141.) D’autre part, il y a au musée du Caire un vase d’albâtre, une herminette, un moule (?) en bois, des poinçons de bronze qui portent des légendes au nom de Thoutmès 111 (XVIII® dyn.) « quand il a tendu le cordeau pour Amon

LE ROI CONSTRUCTEUR DES TEMPLES

dans la demeure deRâ';enloiirer]ademeured’IIorusavecrencens». Le résultatatlendu est de purifier le temple par l’encens enflammé (fi g. 30)®. Puis le roi, ayant en main une longue canne

et la massue blanche Y, lève le bras droit au dessus de

Pédicule, dans un geste de consécration : c’est le moment

Zosir-Khout ». La mi'me inscription se trouve sur quatre pièces analogues actuellement au musée de t.eyde. Ce sont, à n’en pas douter, des outils d’apparat (tels que nos truelles d’argent) dont s’est servi Thoutmès Ht pour la fondation d’un temple d’Amon et qu’on avait placés dans les fondations (Brugsch, Thésaurus, p. 1298).

X ng ^

La variante est donnée par Mariette, loe. cit., p. 133.

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