‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 90 sur 211 · Diodore, I · texte numérisé non relu

Diodore, I

5. La vieillesse de Râ et sa retraite au ciel nous sont connues par des inscriptions des tombeaux royaux de Thèbes (Séti !"■ et Ramsès III) publiées par Ed. Naville, La destruction des hommes par les dieux, dans les Transactions S. R. A., t. IV, p. 1-19; VIII, p. 412-420. — Le successeur de Râ, Shou quitta la terre et monta au ciel dans une tempête (inscription du naos d’El Arish, publiée par Griltith, The antiquities of Tell el Yalnidiyeh, pl. XXV, 1. 7-8); on ne sait rien sur la fin du règne de Seb. Un texte de la pyramide de Pépi 1 (1. 664) fait allusion aux premiers temps du monde « où il n’y avait pas encore de mort ».

6. « Goûter la crainte de l’autre terre » est une expression de la Stèle C26du Louvre (1.2); Osiris est souvent appelé le « maître de la terre

mystérieuse » ; le temple et la tombe sont le « lieu du secret »

(voir Les litanies de Sokaris, publiées par Budge, Archæologia, t. LU, p. 492, et cf. Rituel du culte divin, p. 123 n. 2).

femme, Nephthys sa sœur, Thot et Anubis ses amis et ses alliés, les enfants d’Horus ses pelits-fils, trouvèrent alors les

a rites utiles » khoii ') qui rendirent au dieu passé

dans l’autre monde la vie du corps et de l’iime telle qu’il en avait usé durant son existence terrestre. Par la mort et par les rites funéraires Osiris le premier de tous tes êtres, connut les mystères et la vie nouvelle : cette science et cette vie furent désormais le privilège des êtres qu'on disait divins. C’est à ce point de vue qu’Osiris passait pour avoir initié les dieux et les hommes aux rites sacrés : lui-même avait le premier fait l’expérience de la mort et du culte ; il avait montré aux êtres du ciel et de la terre comment on devient dieu.

Dès lors le culte rendu à tout être, dieu ou mort, consista à mettre celui-ci dans les conditions où s’était trouvé Osiris. Les formulés ritualistiques que j’analyserai plus loin nous montrent qu’au début du service sacré l’être adoré était censé avoir été tué, démembré, privé de son âme par Sit, tout comme Osiris. Le roi, qui renouvelle au bénélice du dieu ces mêmes rites inventés par la famille osirienne, prend à cette occasion les noms d’IIorus, de Thot etd'Anubis* et répète purement et simplement les gestes et les formules dont ces dieux avaient usé lors des funérailles d’Osiris.

On conçoit que ces rites du culte divin qui ont pour point do départ la mort du dieu se soient confondus avec ceux du culte funéraire célébré pour les morts dans chaque famille humaine : à dire vrai, c’est la mort qui éveilla chez les Égyptiens l’idée du divin et Ton appliqua aux dieux le culte des ancêtres ’. Aussi chaque homme défunt, tué et démembré

1 « Célébrer les rites » pour Osiris et les autres dieux ou les morts, se f rf:, l' S" (voir les Lamentations d'Isis et Xephthys,

éd. de Horrack. pl. I, 1. 1 ; V, 1. 1 1 ; et Rituel du culte divin, p. 125 n. 2.

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