RUuerdu culte divin, conclusion, p. 219 sqq
loO DU CARACTÈRE RELIGIEUX DE LA ROYAUTÉ PHARAONIQUE
comme Osiris, est-il identifié à ce dieu et porte-t-il son nom. Le culte des morts, comme le culte des dieux, n’était qu’une « représentation du mysière divin qui s'était accompli autrefois autour d’Osiris quand son fils, ses sœurs, ses amis s’étaient réunis autour de ses restes mutilés et avaient réussi par leurs incantations et leurs manœuvres à en faire la première momie, puis avaient ranimé cette momie et lui avaient fourni les moyens de reprendre une vie particulière au delà du tombeau L » De môme que le Pharaon, fils des dieux, prend au moment du service divin les noms d’ilorus, ïhot, Anubis, de môme le fils aîné, dans chaque famille, vénère « son pèrel’Osiris » en assumant le nom et la personnalité d’Horus ; la femme du défunt et sa sœur s’appellent Isis et Nephlhys, et des « amis » jouent les rôles d’Anubis et de Thot et des enfants d’IIorus*. Quand des prêtres de carrière remplacent dans l’exercice du culte les parents du mort inexpérimentés, on n’oublie pas de les désigner eux aussi avec les propres noms des membres de la famille osiriennc.
Les rites osiriensse trouvent donc à la base du culte d’état célébré par le roi et du culte privé offert par chaque particulier dans le tombeau de famille : le Pharaon étant fils des dieux, c’est aussi le culte des ancêtres qu’il célèbre dans les temples.
II. Les rites osiriens exécutés par le roi dans les temples, par les hommes dans les tombeaux pour le compte des dieux et des morts, nous sont connus par des Rihiels. Jusqu’à présent celui du cul le funéraire avait été seul traduit et commenté; j’ai publié comme inlroduction au présent travail une traduction du Rituel du culte divin journalier en Egypte^ , d'après les papyrus de Berlin et les textes du temple de