‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 95 sur 211 · Rituel du culte divin, p. 97, tt · texte numérisé non relu

Rituel du culte divin, p. 97, tt

chaque soir, d’ailleurs, le Soleil mourait et cédait la place aux puissances mauvaises. Osiris, ainsi que les dieux et les hommes adorés suivant les rites osiriens, étaient donc soumis à la nécessité d’une mort quotidienne. Il appartint au fils d Osiris Ilorus et à son « allié » Thot de rappeler chaque jour Osiris à la vie; ce fut aussi le rôle du Pharaon, vis-a-vis des dieux, et du fils dans les familles humaines.

Chaque jour avant le service sacré, le Pharaon et le fils du mort étaient censés partir à la recherche de I’GmI d'IIorus et de l’tâme du dieu, démembré comme l’avait été Osiris. On retrouvait parfois l’Œil en détresse, tombé au fleuve céleste et non encore dévoré'; le plus souvent Sit et ses suppôts avaient déjà réalisé leur œuvre néfaste; il fallait alors capturer

Fig. 36. — Le roi consacre (haut) au dieu quatre veaux, noir, blanc, rouge, tacheté {Louxor, pl. IX).

les taureaux, les gazelles, les oies, le porc ou l’âne pour les immoler aux pieds (fig. 36) du dieu ou du mort : le roi ou le fils étaient censés s’acquitter eux-mêmes de cette tâche, et

I. Riluel du culte divin, p. 40, 77. Sur le rôle d’Horus et de Thot (c’està-dire du Pharaon ou du fils) dans la recherche de l’œil, voir p. 83-86 du même ouvrage.

lo8 DU CAKACTÈRE RELIGIEUX DE LA ROYAUTÉ PHARAONIQUE

prenaient au laço les animaux typhoniens* (fig. 37). « Je le les

Fig. 37. — Le roi lace le taureau du Sud (Abydos, 1, pl. 33).

ai empoignés, disait-on alors au dieu osirien, je t’ai amené

Fig. 38. — Le roi sacriQe au dieu la gazelle lyphouieuue [Louxor, pl. XVI).

tes ennemis* »; les animaux dépecés (fig. 38), on trouvait

1. Au temple de Séti I" à Abydos, on voit le roi prendre lui-même au laço le taureau de sacrifice. Dans les tombeaux, les innombrables tableaux de chasse (marais ou désert) aux animaux typhoniens semblent représenter des scènes analogues, qu’on retrouve dans les temples, par ex. à Abousir (.L Z., XXXVIII, pl. V, V® dyn.) et à Ombos (De .Morgan, p. 50, époque grecque).

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