Schiaparelli, Libro dei funeraii, I, p
dans leur f^ueule, dans leur ventre ou dans leurs membres l'Œil d’Horus intact, et Ilorus s’écriait : « J’ai délivré mon œil de sa bouche » A ce moment du service sacré, le boucher donnait la cuisse de l'animal à 1’ « officiant », le cœur à r « ami », et l’on déposait ces « pièces choisies » devant le dieu (fig. 39) en lui disant : « Je te présente la cuisse, je t’ai apporté le cœur de ton ennemi® ». Parfois on revêtait la statue
Fig. 39. — Dépeçage du veau et défilé des pièces de choix, portées par les officiants, vers la statue du dieu {Abydos, I, pl. 48).
du dieu ou du mort de la peau de la bête sacrifiée comme d’un linceul : c’était « le bon ensevelissement dans la peau de Sit l’adversaire’ », grâce auquel le dieu osirien victorieux, revêtait la force de son ennemi.
Une formule du rituel du culte divin résume ainsi ces différents rites ; « Je suis Thot, dit le Pharaon au dieu, je m’approche de foi à la double époque de chercher l’Œil sacré pour son maître; je suis allô, j’ai trouvé l’üul sacré, je l’ai