‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 97 sur 211 · Schiaparelli, I, p · texte numérisé non relu

Schiaparelli, I, p

2. La scène est figurée au temple de Séti pf à Abydos (I, pl. 48, cf. notre fig. 39); pour le texte, voir Schiaparelli, I, p. 90. A la 8® heure de la veillée d’Osiris, Horus compte à Osiris le cœur de ses ennemis (Philæ, I, p. 141).

3. L’expression est au Rituel de l’embaumement publié par Maspero, Mémoire sur quelques papyrus du Louvre, p. 40 ; cf. Rituel du culte divin, p. 44. Sur le rapport de ce rite avec le sacrifice d’une victime humaine liée dans une peau de bête {tikanou) voir Lefébure, P. S. B. A., XV, p. 433 et Rituel du culte divin, p. 44 sqq.

compté à son maître* ». De même dans le rituel du culte funéraire, l’officianl disait au mort: « J’ai découpé (dans la victime) ton œil : ton Ame est dedans’ » (fig. 41).

L'âme retrouvée, le roi la rendait au dieu de diverses façons. On mettait sur le sein de la momie ou de la statue une amulette en forme de cœur en disant : « Je t’ai apporté ton cœur dans ton ventre pour le mettre à sa place, de même Horus a apporté son cœur à sa mère, de même Isis a apporté son cœur à son fils^ ». Dans le cœur l’ânie résidait : une statue pourvue decu'ur reprenait déjà conscience d’ellc-mèmc*.

Mais le véritable rite pour rendre son âme à la statue momifiée nous est défini par cette phrase que dans le rituel funéraire le fils adresse à son père : « Je suis venu pour t’embrasser, moi Ilorus! Je presse ta bouebe, moi ton fils chéri {sa mir-f). Ta bouche qui restait fermée jela remets en équilibre ainsi que tes dents , j’ouvre ta bouche avec la cuisse® ». Cette formule s’applique à deux opérations distinctes : l’embrassement du père par le fils, l’ouverture de la bouche.

L’embrassement du père par le fils s’exécutait au natui’el.

Le roi enlaçait ses bras aux bras articulés de la statue divine

pour la consacrer ( S> n ^ khou) et lui communiquer son

Fifç. 40. — Le roi vieut embrasser le dieu (Abydos, I, pl. 40 b).

1. Rituel du culte divin, p. 81 ; sur l’emploi des expressions chercher, trouver, compter l’œil, voir p. 21, n. 1, et 83 du même ouvrage.

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