LIVES
ardel, Gilbert), la conclusion suivante: « La distri bution musculaire des paralysies cérébrales incomplètes se fail, non par muscles isolsés, ni par lerriloire de nerf anatomique, mais par groupe rnUsSCUlaire periarliculaire, individualisé et unifié par le but physiologique de son fonclionnement.
Nous devons dire que cette maniere de voir n'est pas acceptée par M. Déjerine. Pour cet auteur, les muscles dans Phémiplégie cérébrale sont d'autant plus paralysés qu'ils sont plus spécialisés dans leurs fonctions et il admet avec Hering, que les muscles sont paralysés proportionnellement à leur force normale.
Cette théorie ne saurait être admise. car elle n'explique pas les constatations positives de Mann, de P. Marie et Clavey. « La question de force relative ne peut pas intervenir quand on compare non pas les fléchisseurs aux extenseurs du même avant-bras, mais les fléchisseurs ou les extenseurs d'un avant-bras à leurs semblables du côté sain. Si l'explication de. Déjerine était la vraie, l'attitude des membres paralysés resterait normale et surtout tous les mouvements seraient également affaiblis. »
« Enfin, il faut souligner que s'il y a un lype de prédilection pour les hémiplégies, ce type n'est pas nécessaire el constant. » (Grasset.)
Aureste, Déjerine base son opinionsur ce fait, qu'iln’a jamais vu de monoplégies bien localisées, parcellairés .
De telles monoplégies existent pourtant et viennent à l’appui de notre maniere de voir.
3 L'existence de paralysies limitées par lésion cérébrale fournit un argument important : toutefois
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nous devons avouer que ces monoplégies parcellaires sont très rares. Dans ces cas, certains segments ou certains groupes musculaires du membre atleint sont plus où moins paralysés.
Lépine à le premier appelé l'attention des observaleurs sur ces monoplégies partielles dont les résultals des expériences physiologiques devaient faire supposer l'existence
Nous reviendrons au chapitre suivant sur les cas intéressants, où le pouce seul, par exemple, est para- Ivsé, à l'exception des autres doigts ; d’autres fois, c’est le pouce qui garde son intégrité au milieu de la paralysie des autres doigts.
Stlimson à publié un fait analogue de dissociation : paralvsie des extenseurs du poignet gauche et des doigts de la main gauche ; lésion au tiers moyen de la pariétale ascendante.
Grasset a vu la paralysie une lésion trausmatique de la partie supérieure de la région perirolandique déterminer une paralysie limitée de la flexion et de l’extension des orteils et de la flexion du cou-de-pied.
Bernhardt a publié un cas analogue: après un traumatisme sur la tête, paralysie de la jambe gauche avec prédonimance dela paralysie sur les mouvements du pied et des orteils.
Le cas le plus intéressant est celui publié par M. Porot (Obs. I) : une paralysie du pouce, résiduelle, à la suite d’un ictus, n'’intéressait que les mouvements de flexion, alors que l’extension avait gardé toute sa force. Dans ces monoplégies parcellaires, il s'agit loujours de paralysie d'une fonction articulaire.
= 540 4) Enfin, l’étude de certains faits d'épilepsie jaksonnienne est très significalive à cet égard. Nous avons vu, à la clinique du Professeur Lépine, un malade porteur de tubercules multiples de la pie-mère qui comprimaient l'écorce rolandique, présenter alternativement tantot des mouvements isolés de flexion du pouce, tantôt des mouvements de flexion de lincex ou des autres doigts, tantôl des mouvements de l'épaule ; cette observation fut longuement suivie et vérifiée par l’autopsie. Elle figure, à coté d’autres intéressantes, dans la thèse récente du Dr Rome sur la valeur seméiologique de l'épilepsie jacksonnienne.