‹ Du Centre Cortical et des Paralysies Corticales du PouceChapitre 15 sur 33 · HAT · texte numérisé non relu

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cerveaux de trépanés. Les résultats, pour n'être pas encore très nombreux el très détaillés, ont permis néanmoins de localiser le centre du pouce sur les circonvolutions pariélale el frontale ascendantes immédiatement au-dessus du genou de la scissure de Rolando, à peu près à la hauteur du deuxième sillon frontal. ;

On à pu obtenir à l’état isolé et indépendamment de tout autre mouvement les différents mouvements du pouce : la Jleæion (Horsley, Nancrède, Keen, Diller et Buchanan) l'abduction(Horsley.Parkeret Gotch,Keen) l'oppositioi: (Keen), la flexion isolée de l'index (Horsley), l'extension de l'index (Keen), l'abduction des doigts (Keen, Mills et Hern), etc.

I1.—Données anatomo-cliniques.— Nous verrons au $ Il que les rares données fournies par la clinique viennent concorder parfaitement avec celles dela physiologie expérimentale.

Le cas princeps de Lépine à trait à une lésion corticale limitée de la pariétale ascendante, à la hauteur de la deuxième frontale : les mouvements de flexion et d'extension de la main étaient abolis, ainsi que les mouvements des doigts, sauf les mouvements du pouce restés libres, comme ceux de l’avant-bras sur le bras et du bras sur l’épaule.

Dans une observation de Gros,paralysielocalisée au pouce. et à l'index, on trouva une toute petile lésion au fond du sillon de Rolando.

Ces faits, ainsi que plusieurs autres que nous verrons tout à l'heure, permettent .de dégager la notion

D ae de la dissociation des centres du pouce d'une part et des autres doigts d'autre part.

Bien plus, une observation fort intéressante nous à fait retrouver dans le domaine paralytique cette dissociation fonctionnelle que les expérimentateurs avaient trouvé dans le domaine de la contraction provoquée. Un malade (Obs. D) présentait une paralysie du pouce limitée aux seuls mouvements de flexion alors que la force musculaire était conservée pour l'extension de ce doigt.

[IL — Comment doit-on concevoir le centre cortical du pouce ? — Nous avons dit que Fécorce ne devait pas être « considérée comme un damier paragé en petites cases bien égales, chacune de ces cases correspondant à un segment géométrique du corps. »

« Autant, ajoute M. Lépine, je considere la doctrine des localisations comme vraie en principe, autant je suis disposé à admettre que nos connaissances sur la circonscription, l'enchevétrement ou la diffusion de ces centres sont encore rudimentaires et que l'idée que nous pouvons nous en faire n'est que grossièrement approximative. » |

M. Morat dit très justement à propos de ces territoires moteurs :

« Di r'estreints qu'ils puissent être, ilsn'ont pas entre eux des limites contiguës el arrèlées, qui feraient qu'on ne peut quitter lun sans tomber dans Fautre et manifester ses effets propres. Tout, au contraire, dans chacun d'eux, il est un point central dont lexcilation donne le maximum d'effet moteur, point à partir du-

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duquel les effets de l'excitation vont s'atténuant, pour disparaitre. se modifier el changer de sens, quand l'excitation commence à pénétrer dans un des terriloires moteurs voisins. Le mot «centre», souvent appliqué à ces lerriloires, ÿ garde quelque chose de son sens étymologique. »

S IE. — LE POUCE DANS L'HÉMIPLÉGIE CORTICALE ET LES PARALYSIES CORTICALES DU POUCE

La clinique nous montre de plusieurs facons que le pouce est touché de facon particulière dans les paralvsies corticales.

1 Dans l'hémiplèegie cérébrale vulgaire le pouce et certains de ses groupes musculaires sont paralysés d'une façon élective. |

Wernicke, Mann, P. Marie et Clavey onl fait une analvse détaillée des divers groupes musculaires frappés dans lhémiplégie cérébrale. Nous avons dit déjà Ia conclusion d'ordre général qu'ils en ont tirée, à savoir que ce sont toujours des groupes musculaires eb non des muscles isolés qui sont paralysés.

En spécifiant quels étaient les groupes musculaires les plus atteints, ils ont vu que les groupes moteurs du pouce élaient paralysés avec une certaine électivite.

Il est à remarquer d'abord que la paralysie va en augmentant de là racine des membres vers leurs extrémités.

Au bras, les groupes musculaires les plus atteints

-sont ceux dont la contraction produit l'opposition du pouce, puis ceux qui font élévation en dehors, en

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