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avant, en arrière du membre supérieur, ainsi que sa rotation externe (Clavey).
Pour Clavey, de tous les muscles qui produisent soit la flexion et l'extension, l’adduction ou l'abduction de la première phalange du pouce, soil l'opposition, soit la flexion ou l'extension de la deuxième phalange, c'est-à-dire du musele court adducteur, court fléchisseur, adducteur, court extenseur, long fléchisseur propre, long extenseur, long abducteur, opposant du pouce, il en est qui sont plus particulièrement atteints les uns que les autres. Ce sont le court extenseur, le long extenseur et le long abducteur.
En outre, parmi les muscles qui produisent lopposition du pouce, le court abducteur est certainement celui qui est le plus généralement paralysé. Chez presque tous les malades qu’il à examinés, lorsque lopposition du pouce n’était pas abolie, elle n'était possible qu'à condition que les deux dernières phalanges des doigts fussent fléchies.
Mann confirme cette donnée et la complète. Le court abducteur du pouce est le muscle le plus atteint du membre supérieur, et, ajoute-til, « c'est souvent le seul qui reste paralysé avec le groupe qui déterminera l'opposition du pouce ».
2e Le pouce peut ètre paralysé à l'exclusion des autres doigts. — Les faits de monoplégie brachiale sont par eux-mêmes assez rares ; les fails de monoplégie brachiale partielle le sont plus encore.
Pourtant il en existe quelques observations indéniables.
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Le plus souvent il s’agit de paralysies résiduales, d'un reliquat post-hémiplégique.
On peut alors assister à la regression progressive de la paralysie jusqu'au moment où elle se cantonne définitivement au niveau du pouce.
Grasset à pu observer l’évolution inverse dans une hémiplégie progressive. On la signalée après des excisions de l'écorce chez des épileptiques (Marinesco).
On a vu quelquefois le pouce être seul paralysé alors que les autres doigts avaient conservé leur intégrité (Gros, Martin, Lépine, Porot).
Assez souvent pourtant cette paralysie du pouce s'associe à celle de l'index, ce qui se concoit étant donnée la synergie fonctionnelle de ces deux doigts, leur association fréquente dans un certain nombre d'actes de la vie courante.
3° La paralysie peut n'intéresser qu'une des fonctions du pouce (paralysie parcellaire du pouce). . Notre observation | (Porot)est un exemple remarquable qui montre jusqu'où peut aller la dissociation fonctionnelle de ces paralysies corticales. Un malade avait la flexion dela deuxième phalange du pouce totalement paralysée, alors que l'extension était parfaitement conservée, ainsi que tous les mouvements desautresdoigts. Cette paralysie qui pouvait passer inaperçue était la séquelle d’une hémiplégie corticale qui avait été d’abord totale puis avait rapidement régressé.
4o Le pouce peut conserver ses mouvements, alors que les autres doigts sont paralysés. — Cest surtout
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ee point qu'a bien mis en lumièreM. Lépine, en en produisant plusieurs observations. De tels faits ont une grosse valeur pour établir cliniquement lexistence d'un centre indépendant des mnouvements du pouce.
On trouvera rapportées plus loin des observations de celle catégorie.
50 La paralysie du pouce peut s'associer cliniquement à d'autres symptômes qui soulignent Sa nature corticale et sa specialisalion fonctionnelle. —
I est bien évident qu'avant d'affirmer l'origine corticale d’une paralvsie du pouce, ilfautéliminer toute cause d'erreur: grossière, lelles qu'une ankylose, un ancien traumatisme,une rélraction par ancien phlegmon, etc.
I faut s'assurer aussi de l'absence d’atrophie, et des autres signes qui peuvent faire penser à une atrophie myelopathique ou à une lésiondes nerfs périphériques.
Du reste généralement, ily a d'autres signes qui confirment origine corticale du symptôme: c'est quelquefois la présence d’une anesthésie surajoutée (cas de Gros) ; on sait-en effet, depuis R. Tripier, que les lésions de l’écorce peuvent donner des anesthésies segmentaires superposables à la paralysie.
Le fait même de la circonscription de la paralysie est en faveur de la lésion cortlicale, car les lésions de la capsule malgré feur finesse ne sauraient guère donner de monoplégies aussi fines.
L'association d'une parésie faciale aide encore à la notion de localisation ; on sait en effet que le centre des mouvements du poute qui est situé à la partie toute inférieure du centre dù membre supérieur,