CLOS
confine immédiatement au centre de la face. Cette parésie faciale existait chez la malade de l'observation I.
La preuve de la lésion corticale est souvent fournie par la présence d’épilepsie jacksonienne. Six jours après son ictus, le malade de l'observation I prenait une première crise d'épilepsie jacksonnienne, qui se reproduisit depuis.
Or, outre la grosse présomption que cet accident ajoutail au siège corlical de la lésion, il permit encore de préciser et de confirmer certains points.
Les crises jacksonniennes débutaient toujours par la face dont le centre cortical est situé juste au-dessous du centre des mouvements du pouce.
Mais un autre fait soulignait le caractère dissocié de cette paralysie ‘du pouce : au moment où la crise se généralisait, les deux mains prenaient une attitude différente. À gauche la main se fermait toute entiere dans l'attitude classique du poing fermé ; à droite, au contraire, côté de la paralysie, les trois derniers doigts se fermaient, mais le pouce el l'index restaient allongés, en extension forcée ; c'était la preuve que le centre de flexion du pouce était bien détruit, puisque la décharge motrice dela crise n'avait plus de prise sur lui; l'extension l'emportail à ce niveau, n'étant plus contrebalancée et dominée, comme c’est la règle, par la fonction antagoniste de flexion. |
On voit donc que l'analyse clinique, quoique pauvre en documents, fournit cependant des arguments bien suffisants qui permettent d'affirmer un centre corlical très différencié pour le pouce el ses divers mouvements.