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OBSERVATION III

GROS, Lyon Médical, 18 juillet ASS0)

Observalion de monoplégie avec anesthésie du pouce et de l'index, suite de lésion corticale

Homme de 43 ans, exercant la profession de cordonnier, entréle 3 février 1880 à la salle St-Martin, service du professeur Teissier.

Le père est mort d'une affection pulmonaire ; sa mère est morte de maladie inconnue, Pas d’alcoolisme. Le malade en 1865 a présenté après une courte incubation un chancre accompagné de bubon suppuré. Pas d'accidents conséculifs.

En 1868 sans cause occasionnelle 1} tombe dans la rue et perd connaissance pendant 40 minutes. Il est transporté à l'hôpital où il reste un mois ; il n'a pas présenté la moindre paralysie, mais une faiblesse générale. Depuis, il a des céphalalgies fréquentes, des éblouissements, des tendances à tomber.

En 1878, paralysie brusque de l'avant-bras droit et de Ia langue, sans attaque d’apoplexie. Le malade raconte qu'étantà son atelier, tout à coup sa main devient inhabile el ilest obligé d'abandonner ses instruments de travail.

Pendant un mois le bras reste paralysé, la langue n'a été paralysée que pendant quatre jours.

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Depuis cette époque pas de grand changement dans son état: le bras a repris ses fonctions, et le malade malgré un peu de paresie du pouce ele l'index, a pu reprendre son travail.

IL'entre à l'hôpital pour une loux dont il souffre depuis 3 mois. Expectoralion muqueuse aérée, amaigrissement, sueurs nocturnes et légère hémoptysie. A la percussion rien d'anormal. À l’'auscultation en arrière, dans toute la hauteur des poumons et des deux côtés, respiration bruyante. Bruit prolongé de l'expiration. En avant, aux sommets, quelques rales sous crépitants plus ou moins fins disparaissent par la toux. La voix parait un peu renforcée à gauche. La voix chuchotée ne passe pas. Rien au cœur.

Notre attention est attirée sur la paralysie du pouce et de l'index droits. En effet, le malade ne peut ramasserune épingle avec ces deux doigts : il y parvient en élevant légèrement l'index eten faisant fonctionner le médius.

Pas de différence au dynamomètre entre les deux mains.

On trouve à la main droite deux zônes d'anesthésie très complète, l’une à la face dorsale : elle occupe toute la face dorsale de l’index et toute la face dorsale du pouce, en s'élendant un peu sur le premier intermétacarpien.

Cette zûne anesthésique se retrouve à la face palmaire du pouce et de l'index, empiétant un peu sur l’'éminence thénar.

L'autre zone ancsthésique occupe la face palmaire de l'auriculaire et remonte sur le bord externe de J’éminence hypothénar, pour s'arrêter à peu près à un travers de doigt au-dessus de l'articulation radiocarpienne. L'anesthésie dans ces deux zônes est d'autant plus prononcée qu'on se rapproche davantage de l'extrémité des doigts : à ce niveau l'enfoncement de l'épingle n'est pas perçu.

Au visage, on conslale une zone d'anesthésie de la dimension d'une pièce de 0,50 centimes, dans la fosse canine à droite, immédiatement au-dessus de l'implantation des poils de la barbe.

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