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IT. — Lorsque les malades présentent des syphilides secondaires, le problème n'existe plus si le chancre est encore manifeste et si le malade vient pour des symptômes d'origine nasale. Il se pose d’une autre façon si la lésion primaire est presque guérie ou a passé inaperçue. Alors il faut faire un diagnostic rétrospectif pour ainsi dire et chercher la porte d'entrée du tréponème.
On songe d'abord à une infection sexuelle ordinaire mais on ne trouve nulle part sur les organes pénitaux d'induration suspecte et il n'existe pas la chaîne ganglionnaire de l’aine caractéristique.
Il faut, suivant le mot de Fournier, faire la chasse aux ganglions. Si l'on rencontre des adénopathies sous angulo maxillaire et cervicale profonde dures et mobiles, on songera immédiatement à la possibilité d’un chancre céphalique. L'absence de toute lésion indurée ou de cicatrice infiltrée sur les paupières, les lèvres, la langue ou les amygdales, dirigera l’interrogatoire du malade du côté des troubles fonctionnels d'origine nasale. Souvent à ce moment, le malade se rappelle seulement d'une obstruction narinaire et d’un écoulement unilatéral, auxquels :l n'avait pas porté attention auparavant.
A l'examen des fosses nasales, on ne trouvera habituellement qu'une lésion minime. Dans l'observation de Morel Lavallée, il s'agissait d’une érosion sans limites précises, sans bords, et il était impossible même en introduisant le doigt de sentir une induration quelconque. Chez notre premier malade on voyait simplement sur la cloison cartilagineuse,
Vo une saillie rouge, arrondie, de la grosseur d'une len— tille, non ulcérée, mais indurée manifestement et ne se rétractant pas sous l'influence de la cocaine. La plupart des autres observations sont semblables à la nôtre.
Malgré le peu de symptômes qu’elles présentent dans ces conditions, ces lésions doivent être considérées comme les reliquats d’un chancre dela pituitaire, d'autant plus que les adénopathies sont dans ce cas angulo maxillaire et parotidienne. La recherche locale du tréponème sur l’ulcération pourra lever tous les doutes. D'ailleurs, le traitement mercuriel énergique fera disparaître l’érosion ou la tumeur, en même temps que les accidents secondaires et les adénopathies cervicales.