‹ Du Chancre Syphilitique de la Muqueuse PituitaireChapitre 5 sur 52 · EURE · texte numérisé non relu

EURE

précise au point de vue anatomique l'est beaucoup moins au point de vue anatomo-pathologique, puisque souvent Îles chancres de’ la pituitaire empiètent sur le revêtement cutané ; d'autre part, l'histologie nous montre une zone de transition entre la peau et la muqueuse intranasale.

Aussi n'est-ce point tant la qualité du terrain où germera la graine syphilitique que nous voulons envisager en faisant cette distinction, mais plutôt la situation spéciale de la pituitaire. Car celle-ci, par le fait qu'elle est une muqueuse placée profondément dans les fosses nasales, crée pour les lésions syphilitiques primaires, dont elle est le siège, un tableau clinique tout différent de ceux que présentent les chancres de l'entrée du nez et même des narines.

Le sy 1drome intranasal que provoque cette situa— tion particulière de la muqueuse, et qui n'existe pas pour les chancres du revêtement cutané, entraîne une difficuité de diagnostic considérable, puisqu'il peut donner le change avec toutes les affections des fosses nasales, coryza,diphtérie, corps étrangers,etc., lésions de la cloison, des cornets.

Nous avons parcouru toutes les observations publiées se rapportant à des chancres intranasaux; nous n’en avons strictement retenu que celles qui concernaient les lésions primaires de la muqueuse pituitaire. Nous les avons toutes reproduites, soit in-extenso,soit en résumé ; quelques-unes cependant n'ont pas pu être vérifiées, par suite de l'impossibilité à trouver les journaux ou revues dans lesquels elles

MO furent publiées; nous ne ferons que citer leurs indications bibliographiques.

Nouscommencerons par reproduire les deux observations inédites,dues à l’obligeance du docteur Jacod, qui ont servi de raison d’être à cette revue générale; l’une d’entre elles se rapporte à un cas de chancre de la cloison, lésion relativement commune; l’autre a trait à un chancre du cornet moyen, affection tout à fait exceptionselle puisque nous n'avons pu en trouver dans la littérature rhinopathologique.

Nous ferons ensuite, après un court historique et quelques mots sur la fréquence des ulcérations primaires syphilitiques de la muqueuse nasale, une étude de ces chancres,examinant successivement leur étiologie, leurs symptômes, et insistant sutout sur leur tableau clinique et leur diagnostic. Après quelques mots sur leur évolution et leur traitement, nous reproduirons à la fin toutesles observations que nous avons pu recueillir pour étayer cette étude.

Avant de l’aborder, nous tenons à remercier le docteur Garel du bienveillant accueil qu'il nous a fait. Il nous a déclaré n'avoir pas observé depuis 1900 de nouveaux cas de chancres de la muqueuse nasale.

Enfin nous adressons nos très sincères remerciements au docteur Jacod qui nous donna le sujet de ce travail et nous permit de puiser largement dans un article inédit sur le même sujet (1).

(1) M. Jacon. — Sur le chancre de la pituitaire. (Annales des maladies des oreilles, du larynx, etc.), non publié.

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