TABLEAU DES MAXIMA ET DES MINIMA DE LA CIRCULATION DE 1800 A
1 ANNÉES
ANGLETERRE
Sri
FRANCE
MAXIMA
MINIMA
MAXIMA
MINIMA
millions £ »
millions £
millions fr.
millions fr.
1804 (Crise).
' 1810 (Crise).
1 1814 (Crise).
1826 (Crise).
1839 (Crise).
Jusqu’à la crise de 1825, les maxima de la circulation s’observent dans l’année même de la crise, ou, comme en 1 825, dans la dernière ou la première partie de l’année qui la précède ou qui la suit : depuis ce moment il n’en est plus ainsi. Cette crise terminée en Angleterre et en France, la circulation s’abaisse pour se relever bientôt ; mais alors les maxima, très-modérés d’ailleurs, sont atteints plusieurs années avant les crises.
Dans celle de 1837-29, cette tendance est déjà trèsmarquée puisque les maxima touchés en 1 832-33 n’ont pas reparu.
Les excès d’émission des bank-notes que l’on pouvait jusqu’ici accuser d’ôtre une des principales causes des crises, n’ont donc plus la même influence prépondérante. Il faut remarquer qu’alors les banques n’étaient pas privilégiées pour répondre aux demandes exclusives du commerce : leur principale fonction à cette époque consistait à faire des avances ou à escompter le papier des gouvernements, et il n’est pas surprenant que l’excès des émissions se soit montré au moment des plus grands embarras.
On possède, pour l’Angleterre, les relevés de la situation de la circulation de la Banque d’Angleterre, par rapport aux avances faites au Gouvernement de 1790 à à 1818.
TABLEAU DE LA CIRCULATION DE LA BANQUE D’ANGLETERRE ET DES AVANCES FAITES AU GOUVERNEMENT DE 1790 A 1796 ET DE 1811 A 1818.
Années.
Avances.
Circulation.
ü.ooo.ooo
De 1 700 à 1 800, la plus grande partie de la circulation servait aux avances faites à l’État. En 1803 et en 1810, à la veille et pendant les crises, la circulation augmente pour satisfaire les demandes d’escompte du commerce. En 1814, elle ne suffit pas pour répondre aux besoins du Gouvernement ; on a dû y adjoindre d’autres ressources disponibles. En 181 G, une réduction notable de ces avances permet d’accorder de plus grands secours aux affaires; mais en 1817, les avances s’étant de nouveau élevées à liv. 28,300,000, la circulation dut atteindre le chiffre maximum observé pendant la suspension des payements, et la plus grande partie fut mise ainsi à la disposition du trésor public.
Dans ces conditions, et pour répondre à ces demandes spéciales, elle augmente; mais alors nous ne sommes plus en présence d’une véritable circulation fiduciaire, ce sont des avances qui ne représentent aucune opération commerciale; ce qui explique comment dans ces derniers temps les mouvements de la circulation, en dehors de cette pression, ne sonl plus les mômes et obéissent à d’autres influences ; les maxiina s’observent dans d’autres moments et non plus pendant les crises.
Mouvements de la circulation en France et en Angleterre de 1832 à 1866. — On a constaté l’analogie des mouvements de la circulation en Angleterre et en France de 1 800 à 1 832. Cette analogie va se continuer de 1 832 à 1866, seulement les maxima et les minima vont se
no
trouver déplacés, et dans aucun cas les premiers, comme nous l’avons déjà fait observer, ne se rencontreront plus au moment des crises .