I. Tableau n
un instant interrompus et déjà repris, la circulation des billets s’éleva de 61 ,000,000 fr. à H 6,000,000 fr. (1 805- 1 81 0). Une crise éclate encore dans les deux pays et néanmoins la circulation continue à se développer jusqu’à 137,000,000 fr. en 1812. Les désastres de 1814 la réduisent à 1 1 ,000,000 fr. ! Jusqu’ici en France et en Angleterre les mouvements avaient été pour ainsi dire les mêmes, quoique dans des proportions différentes.
En 1814 toutes les opérations furent suspendues; mais aussitôt la guerre terminée, au milieu du vif mouvement de reprise signalé par la souscription de nombreux emprunts et interrompu par la crise et la suspension des payements de 181 8, l’accroissement de la circulation se continue jusqu’en 1 624 à la veille de la crise, et de 1 1,000,000 fr. s’élève à 251,000,000 fr. Pendant la liquidation elle s’abaisse à 156,600,000 fr., mais le même mouvement ascensionnel reprend bientôt, et le maximum de 1 824 se trouve touché de nouveau et un peu dépassé en 1832 (258,000,000 fr.). À l’exception du mouvement de 1817 en Angleterre, mouvement motivé par la suppression des billets d’un grand nombre de banques de province, les oscillations, quoique dans des proportions différentes, sont les mêmes dans les deux pays ; en Angleterre avec la suspension des payements, en France avec le remboursement à vue.
Sur les 67 années dont nous possédons les relevés statistiques officiels, il faut noter ce fait important, c’est que dans les 34 premières, les maxima de la circulation
en Angleterre et en France se sont toujours rencontrés au moment des crises; dans les 34 dernières, au contraire, comme nous le verrons plus loin, ce sont plutôt les minima que l’on observe à ce moment; quant aux maxima ils paraissent sous l’influence des réserves métalliques et s’observent plusieurs années avant les embarras.