AU-DESSUS
de 5 £. i
millions £.
millions £.
millions £,
millions £. |
De 1 846 à 1 859 les petites coupures au-dessous de 5 liv. constituent la plus grande partie de la circulation des banques d’Écosse et d’Irlande.
En Ecosse la proportion se maintient à 60 0/o, et en Irlande, quoique moins favorable, elle dépasse 52 0/o ; c’est donc une circulation toute locale destinée à répondre aux besoins des échanges de chaque jour pour le commerce de détail et nullement destinée à intervenir dans les grandes opérations commerciales, soit au comptant, soit à terme. En Écosse où la bonne habitude d’avoir un compte-courant en banque est déjà ancienne, la circulation fiduciaire n’a pas lieu à l'aide, des grosses coupures, mais par les chèques à l’aide des virements qui s’opèrent au clearing-house.
Les coupures des bank-notes en Écosse et en Irlande nous indiquent, en meme temps, la faiblesse des émissions et la nature des besoins auxquels elles doivent répondre.
Malgré toutes les mesures législatives, les billets audessous de 5 liv. ont continué de répondre à des besoins locaux, et rien n’indique qu’ils doivent disparaître, puisque, aux époques de prospérité, comme pendant les crises et leur liquidation, leur nombre proportionnel reste invariable. C’est comme appoint plutôt que comme instrument de crédit qu’ils passent dans les mains du public, et la rapidité de leur circulation (ils rentrent tous les huit ou dix jours dans les caisses des banques) nous confirme dans cette opinion.
Il faut donc distinguer avec soin dans la circulation des banques les grosses et les petites coupures : les petites paraissent servir au commerce de détail et, par conséquent, ont un placement toujours assuré; les grosses, au contraire, subissent de grandes variations selon le niveau des espèces métalliques. Elles paraissent les remplacer dans la circulation au moment où ces dernières se trouvent accumulées dans les caisses des banques. Bientôt pour le besoin des affaires on les réclame et ce sont les grosses coupures qui se présentent au remboursement; ce sont elles dont les mouvements de sortie et de rentrée sont les plus faciles, les plus fréquents et les plus apparents.
Durée de lu circulation des billets. — il est regrettable que l’on ne possède la durée de la circulation des billets que pour la Banque d’Angleterre; mais cela suffit pour jeter un grand jour sur la question.
DURÉE DE LA CIRCULATION DES BILLETS DES DIVERSES COUPURES DE LA BANQUE D’ANGLETERRE.
Années.
jours.
jour*.
jours.
jours.
jonrs.
Ce tableau nous prouve que depuis 1831 la durée de la circulation des diverses coupures a beaucoup diminué, c’est-à-dire que sa rapidité s’est accrue et a doublé.
Déjà en 1831 on constatait la durée très-variable de la circulation des billets selon la nature de la coupure. Les plus grosses circulaient beaucoup moins longtemps que les petites dans le rapport de 13 à 166 jours.
Depuis cette époque jusqu’en 1864, le séjour du billet dans les mains du public a toujours diminué, et en 1 864 le rapport de 1 3 à 1 66 jours se trouve réduit à celui de 8 à 72 jours.
La rapidité de la circulation est devenue sensible, surtout pour les petites coupures; la diminution du nombre de jours pendant lesquels les billets restent en circulation l’indique de la manière la plus claire.