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VALEURS

Quintaux.

Francs.

Si les sommes absorbées par chacune d’elles ont été en rapport avec leur durée :

de 305 millions en 1847,

820 — en 1857,

547 — en 1862,

on remarque néanmoins que le chiffre maximum annuel toujours croissant s’est, dans chaque période, élevé de 100 millions :

1847 — 209 millions,

ISO

ni: change

Tandis que dans la première période le maximum des importations a coïncidé avec la crise de 1847, dans la seconde, en 1 856, malgré une importation de 1 00 millions plus forte, la crise n’a éclaté qu’à la fin de l’année suivante. Enfin, dans la troisième période, en 1861, favorisée par la suppression de l’échelle mobile, l’importation des céréales s’est élevée à 890 millions sans apporter un trouble sensible dans le mouvement des affaires.

Si les disettes des céréales n’o*nt plus qu'une action secondaire sur les crises, la disette du coton, conséquence de la guerre d’Amérique, et la nécessité d’en faire venir à tout prix des nouveaux pays producteurs a-t-elle pu à elle seule déterminer la dernière? L’examen des chiffres ne paraît pas venir à l’appui de cette opinion.

De 1856 à 1 860, l’importation annuelle du coton en France (commerce spécial, valeur actuelle) a varié de 146 à 153 millions de francs.

En 1860 et en 1861, au début de la guerre, alors qu’un blocus incomplet laissait passer une quantité énorme de coton, le chiffre des importations en quintaux métriques, qui n’avait jamais dépassé 84 millions (1 856), s’élève à 123 millions de quintaux métriques et, en valeur, à 202 et 270 millions de francs. En 1862, toute la réserve des États du Sud étant épuisée, l’importation tombe à 38 millions de quintaux métriques et à 1 26 millions de francs.

En 1863 et 1864, les chiffres se relèvent à 55 et 67 millions de quintaux métriques et, en valeur, à 261 et 31 5 millions de francs, dépassant seulement de 45 millions de francs le chiffre des importations de 1 861 , alors que l’importation du coton de 270 millions de francs coïncidait avec une autre importation de 390 millions de francs de céréales 1 ; le tout ayant passé inaperçu pour ainsi dire, sans causer aucune perturbation dans les aflaires, comment, en 1864, l’importation des céréales étant réduite à 29 millions de francs, vouloir attribuer à une importation du coton de 315 millions tous les embarras du marché ?

En présence de pareilles sommes, les oscillations des réserves métalliques des Banques de France et d’Angleterre ne sont rien ; elles ne forment qu’un faible appoint des exportations qui en abaissent le niveau chaque année, jusqu’à ce que les crises éclatent.

Le complément indispensable, ou, pour mieux dire, la plus grosse part est fournie par les sommes d’or et d’argent que le tableau des douanes, à l’entrée et à la sortie, fait figurer, chaque année, dans ses relevés et qui, pour les dix dernières, ont varié de 921 millions à 1 milliard 509 millions de francs.

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