EXPORTATIONS
1 millions fr.
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L’examen de ce tableau nous montre les grandes différences des mouvements des métaux précieux, avant et après les crises.
Dans les trois ou quatre années qui les précèdent, les importations et les exportations se balancent presque, ce qui prouve bien que les déclarations ne sont pas exactes, puisqu’au moment de l’épuisement des réserves des banques, on constate encore, si on s’en rapporte aux tableaux des douanes, un excédant des importations sur les exportations.
Après les crises, au contraire, au moment du reflux des métaux précieux, les exportations atteignent à peine la moitié du chiffre des importations. Ici l’excédant des importations sur les exportations est considérable, l’encaisse en porte la trace, puisque c’est dans ces moments qu’il touche le chiffre maximum; mais ce chiffre luimême ne correspond pas à la somme des importations, en excédant sur les exportations. Quel que soit le degré
d’exactitude des relevés du commerce, tout en faisant la part des erreurs des fausses déclarations, ou même des omissions, les différences que signale le tableau qui précède prouvent bien que, dans le premier cas, l’excédant, si même il existe, est très-faible, tandis que dans le second cas il est considérable.
Sans doute les importations marchent d'un pas plus rapide que les exportations, et néanmoins on voit ces dernières suivre un développement toujours croissant jusqu’au moment des crises, l’année suivante présenter une dépression considérable, puis le même mouvement se reproduit.