‹ Du Change et de la liberté d'émissionChapitre 60 sur 105 · DENTE · texte numérisé non relu

DENTE

Espèces.

Billets.

Virements.

million* fr.

millions fr.

millions fr.

Le mouvement des billets n’a augmenté qu’une seule fois, au moment des crises, en I8G4, tandis que pour les espèces l’augmentation est constante. Dans les embarras, les billets ne peuvent donc plus rendre les mêmes ser-

vices, puisque leur circulation diminue de 300 à 200,000,000 fr. (1847-57).

Pour les virements la diminution est encore plus sensible et s’observe toujours dans des proportions dnormes:de 200,000,000 à 3,500,000,000 fr. (1837-57).

Au moment des crises, pendant que le mouvement des espèces augmente de (31 à 108 millions, celui des billets diminue (sauf en 1864) de 200 à 300,000,000 fr. Ils ne peuvent donc plus servir à la circulation du crédit qui a disparu, puisque la compensation par virements ne se fait plus, ces derniers ayant diminué dans des proportions qui varient de 200 millions à 3,500,000,000 fr. — En présence d’un pareil ralentissement de la circulation, quoique le chiffre des escomptes augmente toujours, on ne peut s’empêcher de remarquer que les secours que l’on demande à la Banque ne sont plus que des renouvellements de crédit qui ne peuvent jamais arriver à la compensation aussi longtemps que la hausse des prix se maintient.

Les oscillations des virements ne paraissent pas dans tous les cas obéir aux mêmes influences que les espèces et les billets; comme une partie sert à la compensation des opérations de bourse par l’intermédiaire des agents de change, on comprend qu’ils doivent varier avec l'activité des affaires et l’émission des emprunts ou des nouvelles valeurs ; c’est ce qui explique comment leur chiffre, après s’être élevé de 8 à 23 milliards (1851-56), retombe à 11 milliards en 1860, quand le classement

étant opéré, la spéculation diminue. Depuis ce moment, ils augmentent de nouveau, et, en 1 866, ils atteignent •17 milliards par le développement des affaires commerciales.

Remarquons que ces mouvements de caisse ne sont en rapport ni avec le chiffre des affaires ni avec celui de la réserve métallique ou des billets émis par les banques. Le rôle de ces dernières paraît se réduire à celui de simples intermédiaires pour la compensation; pour le remplir, il faut avoir recours aux espèces, aux billets et aux virements, et quoique ces divers articles se développent ensemble en conservant entre eux presque les mêmes rapports, cependant, les virements tendent de plus en plus à prendre le premier rang.

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